|
Date de mise à jour de la page : 15/06/2009
Les engagements internationaux de la France
Plusieurs engagements de réduction ou de limitation des émissions
de substances dans l'air ont été souscrits par la France dans le
cadre de conventions internationales et de directives européennes.
Les protocoles relatifs à ces engagements n'entrent en vigueur
que sous certaines conditions telles que la ratification par un
nombre suffisant d'Etats et parfois une quantité d'émission préalablement
définie.
Les émissions prises en compte diffèrent généralement d'un engagement
à l'autre selon les champs sectoriels et géographiques couverts.
Vis à vis de ce dernier critère, l'entité " France " inclut toujours
la métropole plus, dans certains cas, les DOM et dans d'autres les
TOM.
Les engagements actuels s'inscrivent dans les contextes suivants
:
1
- Convention sur le transport de la pollution atmosphérique à longue
distance (CEE-NU (UNECE en anglais) / LRTAP)
Cette convention placée sous l'égide
de la Commission Economique pour l'Europe des Nations Unies a été
adoptée à Genève le 13 novembre 1979 et est entrée en vigueur le
28 janvier 1988. Le champ géographique de cette convention fait
que seules les émissions de la métropole sont prises en compte dans
l'entité France. Plusieurs protocoles ont été adoptés en vue de
réduire les émissions dans l'air du dioxyde de soufre (SO2),
des oxydes d'azote (NOx), des composés organiques volatils non méthaniques
exclus (COVNM) et ammoniac (NH3) et leurs conséquences
sur l'acidification, la pollution photochimique et l'eutrophisation.
Ces protocoles assignent à chaque état signataire des plafonds d'émissions
à ne pas dépasser.
Les protocoles intéressants cette convention
sont :
- Protocole de Helsinki (adoption
8 juillet 1985, entrée en vigueur 2 septembre 1987 - ratification
France 13 mars 1986) - la France avait pour objectif de réduire
ses émissions de SO2 de 30 % entre 1980 et 1993. La
France s'était engagée en outre à réduire ses émissions de 60
% à l'instar de douze Etats qui s'étaient engagés à réduire d'au
moins 50 % leurs rejets.
- Protocole de Sofia (adoption 1er
novembre 1988 - entrée en vigueur 14 février 1991 - ratification
France 20 juillet 1989) - la France avait pour objectif une stabilisation
de ses émissions de NOx entre 1987 et 1994. La France souscrit
un engagement additionnel de réduction de 30 % entre 1980 et 1998.
- Protocole de Genève (adoption 18
novembre 1991 - entrée en vigueur 29 septembre 1997 - ratification
France 12 juin 1997) - la France accepte de réduire ses émissions
de composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) de 30
% entre 1988 et 1999.
- Protocole d'Oslo (adoption 14 juin
1994 - entrée en vigueur 5 août 1998 - ratification France 12
juin 1997) - le nouvel objectif fixé pour le SO2 à
la France est une réduction supplémentaire progressive des émissions
(868 kt en 2000, 770 kt en 2005 et 737 kt en 2010).
- Protocoles d'Aarhus (adoptions
24 juin 1998 - POP : entré en vigueur 23 octobre 2003 et
ratification France 25 juillet 2003; Métaux lourds : entré
en vigueur 29 décembre 2003 et ratification France 26 juillet
2002) - parmi les dispositions prises, les Etats signataires,
dont la France, doivent limiter leurs émissions de plomb, cadmium,
mercure, dioxines, hydrocarbures aromatiques polycycliques et
hexachlorobenzène à des niveaux inférieurs à ceux de 1990.
- Protocole de Göteborg (1er décembre
1999 - entré en vigueur en mai 2005) - dit protocole " multi polluants, multi effets ",
il impose de nouveaux plafonds pour la France en 2010 (SO2
= 400 kt, NOx = 860 kt, COVNM = 1100 kt, NH3 = 780
kt).
voir
résultats
Télécharger
le fichier complet au format Acrobat Reader (pdf)
2 - Convention sur
les changements climatiques (CCNUCC (UNFCCC en anglais))
Au titre de la convention cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques, le protocole de Kyoto
(adoption 10 décembre 1997 - entré en vigueur en février 2005) prévoit une réduction des
émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2008-2012 par rapport
à l'année 1990. Cette réduction a été fixée à 8 % pour l'Union européenne,
la France, pour sa part, s'étant engagée à une stabilisation des
émissions au cours de cette période.
Les émissions sont appréciées sur la
base du Potentiel de Réchauffement Global (PRG) d'un " panier "
de six gaz à effet de serre direct constitué du dioxyde de carbone
(CO2), du méthane (CH4), du protoxyde d'azote
(N2O), des hydrofluorocarbures (HFC), des perfluorocarbures
(PFC) et de l'hexafluorure de soufre (SF6).
La couverture géographique correspondant
à l'entité France pour ce protocole englobe la métropole, les départements
et territoires d'Outre-mer (DOM et TOM).
voir
résultats
Télécharger
le fichier complet au format Acrobat Reader (pdf)
3
- Directives Grandes Installations de Combustion (GIC)
La directive 88/609/CEE du 24 novembre 1988 (JOCE du 7 décembre 1988), relative aux Grandes Installations de Combustion (GIC), prévoyait entre autres dispositions un plafon-nement des émissions de SO2 et de NOx des Grandes Installations de Combustion "exis-tantes" entrant dans le champ de la directive pour chacun des Etats membres jusqu'à l'horizon 2003. Ces plafonds ont largement été respectés.
La nouvelle directive 2001/80/CE remplace la directive 88/609/CEE qui a été abrogée le 27 novembre 2002.
Les principales modifications apportées à la directive 88/609/CEE (pour application à partir de l'inventaire GIC relatif à l'année 2004) sont les suivantes :
- le maintien des inventaires et leur extension au nouveau périmètre (turbines à gaz et particules),
- l'abandon des plafonds d'émission pour les installations existantes au-delà de 2003, compte tenu de la mise en place de plafonds nationaux dans le cadre du programme visant à lutter contre l'acidification, l'eutrophisation et la pollution photochimique.
- la possibilité pour les Etats membres de mettre en œuvre un schéma national de réduction pour les installations existantes qui permet plus de flexibilité dans la mise en œuvre de la directive.
voir
résultats
Télécharger
le fichier complet au format Acrobat Reader (pdf)
4
- Directive Plafonds d'Emissions Nationaux (NEC)
La directive 2001/81/CE du 23 octobre
2001 prévoit un niveau maximum d'émissions à
ne pas dépasser en 2010 en ce qui concerne le SO2
(375 kt), les NOx (810 kt), les COVNM (1050 kt) et le NH3
(780 kt).
voir
résultats
Télécharger
le fichier complet au format Acrobat Reader (pdf)
5 - Indicateurs de
performance
Pour apprécier dans quelle mesure ces
engagements ont été satisfaits ou non satisfaits ou encore pour
évaluer la progression vers les objectifs assignés dans le futur,
des indicateurs de performance (IP) sont construits en valeur relative
par rapport à l'objectif selon la formule suivante :

Les
valeurs des 28 indicateurs de performance relatifs aux différents
engagements actuels (passés ou en cours) sont présentés dans la
figure ci-après.

Lecture du graphique
:
Exemple avec
Helsinki - additionnel - SO2 : l'engagement souscrit
a été largement atteint car le niveau des émissions est de 11% inférieur
à l'objectif, c'est-à-dire à 89% (0,86 x 100)
du plafond fixé.
Exemple avec
Göteborg - NOx : les émissions actuelles (en 2007) se situent 1,56
fois au-dessus du plafond qu'il convient d'atteindre au plus tard
en 2010. En d'autres termes, il faudra réduire d'un peu plus de la moitié
les émissions de NOx en France entre 2007 et 2010.
|