Date
de mise à jour de la page : 15/06/2009
Composés
Organiques Volatils Non Méthaniques - COVNM
Source : CITEPA / CORALIE format
SECTEN - mise à jour 18 février 2009
Période d'observation : depuis
1988
| Emissions |
Evolutions |
| Emissions en 2007 : 1 199 kt |
Evolution 2007/ 1990 : -56 % |
| Maximum observé : 2 774 kt en 1991 |
Evolution 2007 / maximum : -57 % |
| Minimum observé : 1 199 kt en 2007 |
Evolution 2007 / minimum : 0 % |
| Sous-secteurs
prépondérants en 2007 (cinq premiers des émissions totales)
: |
| |
1 - Résidentiel
32 %
2 - Culture 11 %
3 - Construction 9,9 %
4 - Autres industries manufacturières 9,9 %
5 - Voitures particulières essence catalysées 5,6 % |
Commentaires
En 2007, les émissions de COVNM (composés organiques volatils non méthaniques) de la France métropolitaine atteignent 1 199 kt. Ces émissions ont fortement baissé depuis 1988 (-1 500 kt soit une diminution de 56% sur la période).
La répartition des émissions par secteur d'activité a fortement évolué entre 1988 et 2007. En 1990, le secteur du transport routier prédominait largement avec 38% des émissions totales alors qu'en 2007, c'est le résidentiel/tertiaire qui contribue le plus aux émissions (32% des émissions totales), le transport routier ne contribuant plus qu'à hauteur de 15%.
En 2007, le second secteur émetteur est l’industrie manufacturière (31% des émissions totales). Le phénomène d'évaporation au cours de la fabrication et de la mise en œuvre de produits contenant des solvants est la principale source de ces émissions.
Le secteur de l’agriculture représente 14% des émissions totales en 2007, les sources biotiques étant la principale origine de ces émissions. Toutefois, seule une faible part des émissions des sources biotiques est incluse dans ce secteur conformément aux règles de comptabilisation de la CEE-NU. Le reste de ces émissions provenant des forêts et des prairies naturelles est présenté hors total national (de 1 200 à 1 500 kt/an sur la période). Ces émissions contribuent cependant, comme les précédentes, aux réactions photochimiques dans l'atmosphère qui conduisent en particulier, à la formation d'ozone troposphérique.
Les secteurs de la transformation d’énergie et les autres transports représentent chacun 4% des émissions totales en 2007.
La combustion des énergies fossiles dans les installations de combustion fixes est une source peu importante d’émissions alors que la biomasse consommée dans les petites installations de combustion domestiques est une source importante.
La baisse des émissions entre 1988 et 2007 se décline ainsi par secteur d’activité :
- -84% (-912 kt) dans le transport routier, suite principalement à l'équipement des véhicules essence en pots catalytiques depuis 1993 qui deviennent de plus en plus performants mais aussi à la part croissante de véhicules diesel moins émetteurs de COVNM,
- -77% (-155 kt) dans la transformation d'énergie suite aux progrès obtenus dans le stockage et la distribution des hydrocarbures,
- -36% (-216 kt) dans l'industrie manufacturière suite à la mise en œuvre de techniques de réduction sur certains procédés et au progrès réalisés dans de nombreux secteurs pour réduire les émissions à la source,
- -35% (-211 kt) dans le résidentiel/tertiaire, suite à la substitution des produits contenant des solvants par des produits à plus faible teneur en solvant ou sans solvant et au progrès accomplis dans la combustion de la biomasse par la pénétration dans le parc, d’appareils plus performants et moins émetteurs.
Des progrès substantiels sont encore attendus dans les années à venir et devraient permettre d’atteindre le plafond d’émission de 1 050 kt en 2010 (réduction de 12,5% par rapport au niveau de 2007 à prévoir).
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