| |
Date
de mise à jour de la page : 30/06/2010
Composés
Organiques Volatils Non Méthaniques - COVNM
Source : CITEPA / format
SECTEN - Avril 2010
Période d'observation : depuis
1988
| Emissions |
Evolutions |
| Emissions en 2008 : 1 086 kt |
Evolution 2008/ 1990 : -60 % |
| Maximum observé : 2 745 kt en 1991 |
Evolution 2008 / maximum : -60 % |
| Minimum observé : 1 086 kt en 2008 |
Evolution 2008 / minimum : 0 % |
| Sous-secteurs
prépondérants en 2008 (cinq premiers des émissions totales)
: |
| |
1 - Résidentiel
31 %
2 - Culture 11 %
3 - Construction 11 %
4 - Autres industries manufacturières 8,6 %
5 - Voitures particulières essence catalysées 5,7 % |
Commentaires
En 2008, les émissions de COVNM (composés organiques volatils non méthaniques) de la France métropolitaine atteignent 1 086 kt. Ces émissions ont fortement baissé depuis 1988 (-1 620 kt soit une diminution de 60% sur la période).
La répartition des émissions par secteur d'activité a fortement évolué entre 1988 et 2008. En 1990, le secteur du transport routier prédominait largement avec 38,8% des émissions totales alors qu'en 2008, c’est l’industrie manufacturière qui prédomine avec 31,4% des émissions totales. Le transport routier ne représente plus que 14,7% des émissions totales.
En 2008, le second secteur émetteur est le résidentiel/tertiaire (31,1% des émissions totales). L’utilisation de solvants à usage domestique ou dans le bâtiment (peintures, colles, etc.) est la principale source de ces émissions mais aussi la combustion du bois dans les petits équipements domestiques.
Le secteur de l’agriculture/sylviculture représente 14,5% des émissions totales en 2008, les sources biotiques étant la principale origine de ces émissions. Toutefois, seule une faible part des émissions des sources biotiques est incluse dans ce secteur conformément aux règles de comptabilisation de la CEE-NU. Le reste de ces émissions provenant des forêts et des prairies naturelles est présenté hors total national (de 1 170 à 1 570 kt/an sur la période). Ces émissions ʺhors bilanʺ contribuent cependant, comme les précédentes, aux réactions photochimiques dans l'atmosphère qui conduisent en particulier, à la formation d'ozone troposphérique.
Les secteurs de la transformation d’énergie et des autres transports représentent respectivement 4,7% et 3,5% des émissions totales en 2008.
La combustion des énergies fossiles dans les installations de combustion fixes est une faible source d’émissions alors que la biomasse consommée dans les petites installations de combustion domestiques est une source importante.
La baisse des émissions entre 1988 et 2008 se décline ainsi par secteur d’activité :
- -85,6% (-962 kt) dans le transport routier, suite principalement à l'équipement des véhicules essence en pots catalytiques depuis 1993 qui deviennent de plus en plus performants mais aussi à la part croissante de véhicules diesel moins émetteurs de COVNM,
- -76,4% (-165 kt) dans la transformation d'énergie suite aux progrès obtenus dans le stockage et la distribution des hydrocarbures,
- -42,4% (-251 kt) dans l'industrie manufacturière suite aux progrès réalisés dans de nombreux secteurs pour réduire les émissions à la source et à la mise en œuvre de techniques de réduction sur certains procédés,
- -39,2% (-218 kt) dans le résidentiel/tertiaire, suite à la substitution des produits contenant des solvants par des produits à plus faible teneur ou sans solvant et aux progrès accomplis dans la domaine de la combustion de la biomasse du fait du renouvellement du parc par des appareils plus performants et moins émetteurs.
Des progrès substantiels sont encore attendus dans les années à venir et devraient permettre d’être sous le plafond d’émission de 1 050 kt en 2010, qui n’est que 3,3% au dessous du niveau de 2008.

|
|