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Date
de mise à jour de la page : 30/06/2010
Source : CITEPA / format SECTEN - Avril 2010
Période d'observation : depuis
1960
| Emissions |
Evolutions |
| Emissions en 2008 : 358 kt |
Evolution 2008 / 1980 : -89 % |
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Evolution 2008 / 1990 : -73 % |
| Maximum observé : 3 605 kt en 1973 |
Evolution 2008 / maximum : -90 % |
| Minimum observé : 358 kt en 2008 |
Evolution 2008 / minimum : 0 % |
| Sous-secteurs
prépondérants en 2008 (cinq premiers des émissions totales)
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1 - Raffinage pétrole 26 %
2 - Production d'électricité 20 %
3 - Chimie 9,6 %
4 - Minéraux non métalliques et matériaux de construction 8,7 %
5 - Résidentiel 5,4 % |
Commentaires
L’année 2008 représente avec 358 kt de SO2 le niveau le plus faible jamais atteint depuis 1960 (baisse de 13,7% par rapport à 2007).
Le secteur le plus contributeur de SO2 est la transformation d'énergie avec plus de 51% des émissions de la France métropolitaine en 2008, principalement du fait du raffinage de pétrole et de la production d'électricité.
Depuis 1990, les émissions ont baissé de 73% (-976 kt) et de 89% depuis 1980 (-2 723 kt). De plus, tous les secteurs ont vu leurs émissions diminuer.
Cette forte baisse s'explique par :
- la baisse des consommations d’énergie fossile du fait de la mise en œuvre du programme électro-nucléaire,
- les actions mises en place visant à économiser l’énergie,
- les dispositions réglementaires environnementales mises en œuvre, comme par exemple la baisse de la teneur en soufre du fioul domestique au 1 er janvier 2008 (Directive 99/32/CE du 26 avril 1999) et la mise en conformité des Grandes Installations de Combustion (GIC) en 2008 (notamment le secteur de la production d’électricité),
- les progrès réalisés par les exploitants industriels en faveur de l’usage de combustibles moins soufrés et l’amélioration du rendement énergétique des installations.
Dans cette tendance générale à la baisse des émissions, les années 1991, 1998 en particulier constituent des épiphénomènes liés à la conjoncture climatique (années plus froides) et/ou technique (moindre disponibilité du nucléaire (1991) ou forte vague de froid nécessitant de recourir davantage aux énergies fossiles (1998)). A l’inverse, des circonstances événementielles particulières telles que la crise économique en 2008/2009 accentuent la baisse des émissions observées. Ceci montre la sensibilité des émissions aux aléas climatiques et économiques notamment pour le secteur de la transformation d'énergie et du résidentiel/tertiaire.
La tendance de fond, orientée à la baisse, devrait continuer à se poursuivre au cours des prochaines années grâce à la mise en œuvre de réglementations visant à sévériser les valeurs limites d’émission des GIC notamment et à diminuer la teneur en soufre des combustibles liquides, en particulier pour le gazole et l'essence à partir de 2009. Ceci a permis d’atteindre avec deux ans d’avance l’objectif assez contraignant prévu pour 2010 par la directive plafonds d'émissions nationaux (375 kt).
Directive 2003/17/CE pour l'essence et proposition de directive pour le gazole (COM(2007)18 final du 31 janvier 2007)

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