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Date de mise à jour de la page : 30/06/2010
Hydrofluorocarbures
- HFC
Source : CITEPA / format
SECTEN - Avril 2010
Période d'observation : depuis
1990
| Emissions |
Evolutions |
| Emissions en 2008 : 14 969 kt CO2e |
Evolution 2008 / 1990 : +305 % |
| Maximum observé : 14 969 kt CO2e en 2008 |
Evolution 2008 / maximum : 0 % |
| Minimum observé : 1 773 kt CO2e en 1994 |
Evolution 2008 / minimum : +744 % |
| Sous-secteurs
prépondérants en 2008 (cinq premiers des émissions totales)
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1 - Tertiaire, commercial
et institutionnel 40 %
2 - Résidentiel 12 %
3 - Chimie 9,8 %
4 - Transport aérien français(**) 7,3 %
3 - Agro-alimentaire 6,0 % |
(**) Selon définitions CCNUCC - émissions aériennes domestiques
Commentaires
En 2008, les émissions de HFC s'élèvent à 14 969 kt CO2e. Par rapport au niveau observé en 1990, les émissions ont très fortement augmenté (+305 % soit une hausse de 11 273 kt CO 2e).
En 2008, tous les secteurs sauf l’UTCF contribuent aux émissions, dont 52,4% des émissions totales pour le résidentiel/tertiaire, 20,6% pour l’industrie manufacturière, 18,9% pour le transport routier, 7,6% pour les autres transports et moins de 1% pour la transformation d’énergie et l’agriculture/sylviculture. En 1990, seul le secteur de l'industrie manufacturière contribuait aux émissions.
Dans le secteur de l'industrie manufacturière, de 1990 à 1993, l'industrie chimique est la principale source d'émission occasionnée par la synthèse des HFC, le HFC-23 sous-produit du HCFC-22 et l'acide trifluoroacétique (TFA).
Les réductions opérées dès 1992 par la mise en place de traitements ont permis une première baisse des émissions totales de HFC en France jusqu'en 1995.
A partir de cette date, la consommation de HFC, en substitution des CFC suite à l'interdiction de ces derniers, apparaît et contribue à l'accroissement des rejets tout en présentant un impact moindre sur la destruction de l'ozone stratosphérique.
Les rejets liés à la climatisation automobile croît depuis 1993 à un rythme soutenu (+2 816 kt CO2e entre 1993 et 2008 avec un niveau de 2 832 kt CO2e en 2008). Elle reste cependant derrière la réfrigération commerciale et domestique (3 368 kt CO2e en 2008) qui, associée à l’utilisation d'aérosols (3 460 kt CO2e en 2008), place le secteur résidentiel/tertiaire au premier plan. Dans le même temps, les usages de solvants et les fuites lors du remplissage des produits entraînent une augmentation des émissions de l’industrie manufacturière, malgré les réductions mises en place par l’industrie chimique lors de la synthèse des HFC.
A partir de 2002, une nouvelle source d'émission est apparue dans le secteur de l’industrie manufacturière liée à l'utilisation des HFC comme agent propulseur des mousses de polystyrène extrudé (mousse XPS) en substitution des HCFC interdits car trop préjudiciables à l'ozone stratosphérique. Suite à l'interdiction en 2003 des HCFC, le HFC-365mfc est utilisé pour l'expansion des mousses polyuréthanne (mousse PUR), ce qui entraîne des émissions lors de la fabrication des mousses et pendant leur durée de vie.
Il faut également souligner que la nature chimique des composés compris dans l'ensemble des HFC émis a une incidence importante sur les émissions exprimées en équivalent CO2.
Note
Pour de plus amples informations sur la réfrigération et la climatisation, se reporter au rapport produit par l'Ecole des Mines de Paris ( http://www-cenerg.ensmp.fr/francais/ )

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