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Date de mise à jour de la page : 30/06/2010
Protoxyde
d'azote - N2O
Source : CITEPA / format
SECTEN - Avril 2010
Période d'observation : depuis
1990
| Emissions (avec UTCF*) |
Evolutions |
| Emissions en 2008 : 214 kt |
Evolution 2008 / 1990 : -30 % |
| Maximum observé : 305 kt en 1990 |
Evolution 2008 / maximum : -30 % |
| Minimum observé : 210 kt en 2007 |
Evolution 2008 / minimum : +1,6 % |
| Sous-secteurs
prépondérants en 2008 (cinq premiers des émissions totales hors UTCF*)
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1 - Culture 76 %
2 - Elevage 9,2 %
3 - Chimie 7,5 %
4 - Traitement des déchets 2,0 %
5 - Résidentiel 1,5 % |
Commentaires
En 2008, le niveau d'émission de N2O en France métropolitaine est de 209 kt hors UTCF. Les émissions du secteur UTCF s’élèvent à 4,8 kt cette même année, ce qui représente 2,3% de la somme des autres secteurs.
Tous les secteurs d'activité contribuent aux émissions mais dans des proportions variables. Toutefois, quelle que soit l'année considérée, le principal secteur émetteur est l'agriculture/sylviculture avec 85% des émissions de la France métropolitaine en 2008 hors UTCF. Les émissions de ce secteur sont imputables aux apports azotés sur les sols cultivés avec l'épandage des fertilisants minéraux et d'origine animale.
Le secteur de l’industrie manufacturière représente 10,6% des émissions totales hors UTCF en 2008. Les émissions proviennent essentiellement des sous-secteurs de la chimie (71,4% des émissions de ce secteur en 2008) et du traitement des déchets (18,7%), dont 75,2% est lié au traitement des eaux.
Les autres sources, relativement marginales, sont : le résidentiel/tertiaire (2,1%), la transformation d'énergie (1,3%), le transport routier (0,9%) et tous les autres transports (contribution négligeable).
Sur la période 1990-2008, les émissions ont baissé de 29,2% (-86 kt). Cette baisse est constatée dans la plupart des secteurs.
Le secteur de l’agriculture/sylviculture est en baisse depuis 1990 (-11,8% entre 1990 et 2008 soit une diminution de 24 kt) suite à la réduction des quantités d'apports minéraux et à celle du volume des déjections à épandre (intensification de la production laitière). Toutefois, la part de l'agriculture sur le total France métropolitaine hors UTCF a augmenté entre 1990 et 2008 : 68% des émissions en 1990 contre 85% en 2008.
Les émissions du secteur résidentiel/tertiaire sont relativement stables entre 1990 et 2008.
La baisse observée dans le secteur de l’industrie manufacturière (-74,4%, soit -64 kt) s'explique par les réductions importantes effectuées par certains industriels, en particulier dans les secteurs de la fabrication d'acide adipique, d'acide glyoxylique et d'acide nitrique. Ainsi, le secteur de l'industrie manufacturière qui représentait en 1990 29,2% du total de la France métropolitaine hors UTCF ne contribue en 2008 qu’à 10,6% des émissions totales.
Les émissions du transport routier sont en légère augmentation depuis 1990 (+0,6 kt, soit une hausse de 40,7%) suite à l'introduction progressive des pots catalytiques, dont les émissions ne représentent cependant que 0,6% des émissions nationales de N2O en 2008.
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