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Mercure (format Secten)

Evolution des émissions de Hg de 1990 à 2017 pour la France métropolitaine (en t)

Télécharger les données par gaz, par secteur et sous-secteur, et le rapport Secten comprenant les analyses détaillées

Tendance générale

Tous les secteurs contribuent aux émissions de mercure (Hg) de la France métropolitaine dans des proportions très variables.

En 2017, le secteur de l’industrie manufacturière contribue majoritairement aux émissions. Les principales sources d’émissions sont :

  • La métallurgie des métaux ferreux, en particulier du fait de l’agglomération de minerai et des fours électriques de production d’acier,
  • La chimie, essentiellement la production de chlore,
  • Les minéraux non métalliques et matériaux de construction (principalement les cimenteries),
  • Le traitement des déchets, en particulier la crémation.

Dans le secteur de la transformation d’énergie, les émissions proviennent majoritairement du sous-secteur des autres transformations d’énergie, plus particulièrement de l’incinération des déchets non dangereux avec récupération d’énergie.

Sur la période 1990-2017, les émissions de mercure de la France métropolitaine sont en baisse. Cette baisse s’explique, en grande partie, par l’amélioration des performances de l’incinération des déchets (mise en conformité progressive des usines d’incinération d’ordures ménagères avec les arrêtés du 25 janvier 1991 et du 20 septembre 2002) mais aussi par la limitation ou l’interdiction de l’emploi de ce métal dans les piles et les thermomètres médicaux, par le tri des déchets, et enfin par l’optimisation des procédés de la production de chlore.

La réduction des substances toxiques était une priorité du Plan national santé environnement pour la période 2009-2013 (PNSE 2) prévu par le Grenelle de l’Environnement.

Enfin, il est important de noter qu’en 2019 au plus tard, l’utilisation des électrolyses à cathode de mercure (dans la production de chlore) devrait être interdite et les industriels concernés devront faire évoluer leur procédé en conséquence.

Évolution récente

Depuis 2008, les émissions en France métropolitaine se sont stabilisées. On observe toutefois une légère baisse des émissions au niveaux de l’industrie manufacturière depuis 2014.

Le Plan national santé environnement pour la période 2015- 2019 (PNSE 3) fait de la prévention aux risques liés à l’exposition aux métaux lourds tels que le mercure une de ses priorités. Il est en effet souligné que le mercure peut avoir des effets toxiques sur les systèmes nerveux, digestifs et immunitaire, et sur les poumons, les reins, la peau et les yeux.

La lutte contre la pollution par le mercure s’organise au niveau international par l’intermédiaire de la convention de Minamata, qui a été ratifiée le 15 juin 2017 par la France.

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