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Dioxines et furanes (format Secten)

Evolution des émissions de PCDD-F de 1990 à 2017 pour la France métropolitaine (en g ITEQ)

Télécharger les données par gaz, par secteur et sous-secteur, et le rapport Secten comprenant les analyses détaillées

Tendance générale

Les émissions de dioxines et furannes (PCDD-F) sont exprimées en ITEQ (équivalent toxique international).

Les phénomènes complexes conduisant à la formation de dioxines et furannes se produisent dans des conditions particulières de combustion pouvant être rencontrées dans tous les secteurs, mais plus particulièrement au cours de l’incinération des déchets, lors de la production d’agglomérés pour les hauts-fourneaux ainsi que lors de quelques autres procédés particuliers.

Ainsi, tous les secteurs contribuent aux émissions de dioxines/furannes, mais dans des proportions variables. Du fait d’une très forte baisse des émissions entre 1990 et 2017 dans certains secteurs, la répartition par secteur est très différente en 1990 de celle observée en 2017.

Le secteur du résidentiel/tertiaire est la principale source des émissions de PCDD-F depuis 2006 mais une très forte part des émissions (40 g ITEQ) est induite par le brûlage des câbles pour récupérer le cuivre. Or, il s’agit d’une activité illicite, donc difficile à quantifier (et donc associée à une forte incertitude) et pour laquelle l’activité est considérée constante sur l’ensemble de la période.

Le secteur de la transformation d’énergie, était la plus forte source en 1990 du fait de l’incinération des déchets avec récupération d’énergie. La très forte baisse observée entre 1990 et 2017 est d’ailleurs le résultat de la très forte baisse des émissions de ces incinérateurs du fait de la mise en place des techniques de réduction pour répondre à la réglementation. La forte augmentation observée en 2004 est liée au dysfonctionnement d’un incinérateur de déchets non dangereux qui a émis à lui seul 50 g ITEQ.

Le secteur des déchets contribuait également de façon importante en 1990. La très forte décroissance observée entre 1990 et 2017 fait suite aux progrès réalisés par les incinérateurs de déchets dangereux et non dangereux sans récupération d’énergie (mise en conformité progressive) mais également à la part croissante de l’incinération de déchets non dangereux avec récupération d’énergie.

Dans ces incinérateurs de déchets non dangereux, avec ou sans récupération d’énergie, des techniques de réduction ont ainsi été mises en œuvre pour respecter les valeurs limites définies dans les arrêtés du 25 janvier 1991 et du 20 septembre 2002 relatifs aux déchets non dangereux (ordures ménagères, boues de traitement des eaux, etc.). Elles ont permis, notamment, une réduction de plus de 99% des émissions de cet ensemble de sources, entre 1990 et 2017. Concernant les déchets dangereux, l’arrêté du 20 septembre 2002 qui leur est dédié a permis une réduction de 87% des émissions liées à l’incinération des déchets industriels dangereux entre 1990 et 2017.

Dans l’industrie manufacturière, la baisse observée est liée à la baisse d’activité du secteur de la métallurgie des métaux ferreux et de la mise en place de techniques d’abattement.

La baisse des émissions entre 2008 et 2009 s’explique par les progrès accomplis par les aciéries électriques et par la baisse considérable de l’activité sur les sites de production d’agglomérés liée à la crise. La hausse des émissions en 2010 et 2011 s’explique par la reprise de l’activité sur ces sites.

Évolution récente

La tendance à la baisse observée depuis 2010 est essentiellement due au secteur de l’industrie manufacturière et au secteur des transports.

Concernant l’industrie manufacturière, la métallurgie des métaux ferreux imprime sa tendance à l’ensemble du secteur car il s’agit du sous-secteur le plus contributeur. En 2012, le niveau d’émission est le plus bas observé depuis 1990, suite en partie à la fermeture fin 2011 du site sidérurgique de Florange. La baisse importante observée entre 2015 et 2016 est liée à une forte réduction des émissions dans plusieurs sites d’agglomération de minerais.

Les émissions des autres secteurs restent très stables sur les année récentes. Le secteur résidentiel/tertiaire est le secteur majoritaire depuis 2006 et ses émissions, principale source des émissions de PCDD-F depuis 2006, ne voit pas ses émissions réduire du fait de la part importante liée au brûlage de câble.

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