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particules inférieures à 2,5 µm (format Secten)

Evolution des émissions de PM2.5 de 1990 à 2017 pour la France métropolitaine (en kt)

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Tendance générale

Le niveau des émissions de particules de diamètre inférieur à 2,5 microns (PM2,5) observé est globalement en baisse depuis 1990. Ces émissions sont induites par tous les secteurs. Les principaux secteurs qui contribuent sont :

  • le résidentiel/tertiaire, dont la principale source est la combustion de la biomasse, majoritairement domestique, ainsi que, dans une moindre mesure, de fioul,
  • l’industrie manufacturière, dont les principales sources sont le travail du bois puis les chantiers/BTP et l’exploitation des carrières,
  • le transport, notamment dû à l’échappement de carburants brûlés (Diesel et essence principalement) et à l’usure des routes, des pneus et des freins (et des caténaires pour le transport ferroviaire).

Pour les secteurs moins représentés comme la transformation d’énergie, l’agriculture/sylviculture et le traitement des déchets, les émissions proviennent majoritairement de la combustion de biomasse, de charbon ou de carburants pour les engins mobiles non routiers, et des élevages. Cette répartition a relativement peu évolué depuis 1990, le secteur résidentiel/tertiaire étant toujours le secteur le plus émetteur de PM2,5.

Le secteur le moins émetteur de PM2,5 est celui du traitement des déchets, qui a connu de fortes réductions d’émissions entre 1990 et 2005 grâce à une mise en conformité des installations d’incinération des déchets.

Depuis 1990, les émissions ont été réduites de plus de moitié. Le niveau exceptionnellement élevé des émissions de l’année 1991, qui était particulièrement froide, s’explique, en particulier, par une forte consommation de bois dans le secteur résidentiel/tertiaire.

Sur la période étudiée, une baisse plus ou moins importante des émissions est observée dans tous les secteurs. Cette baisse a plusieurs origines, dont l’amélioration des performances des techniques de dépoussiérage dans de nombreux secteurs de l’industrie manufacturière (sidérurgie, verrerie, etc.), l’amélioration des technologies pour la combustion de la biomasse (impact dans le secteur résidentiel/tertiaire), la mise en place de normes pour les engins routiers (Euro) et d’arrêtés pour les installations de combustion. De plus, l’arrêt de l’exploitation des mines à ciel ouvert en 2002 et des mines souterraines en 2004 a considérablement réduit les émissions de PM2,5 (impact dans le secteur de la transformation d’énergie).

Pour les années 2011, 2014 et 2015, en plus des raisons expliquées précédemment, le climat très doux de ces années est également responsable de la baisse des consommations d’énergie dans les secteurs du résidentiel/tertiaire et de la transformation d’énergie.

Évolution récente

Lors des dernières années, les émissions globales de PM2,5 sont globalement en baisse, même si elles ont tendance à stagner depuis 2014, fluctuant notamment en fonction de la consommation domestique de bois et donc du climat.

En effet, pour le secteur du résidentiel/tertiaire, les émissions de PM2,5 sont globalement en baisse mais elles fluctuent légèrement depuis 2014. Ainsi, il est plutôt difficile d’évaluer l’impact de l’amélioration des performances des équipements et des mesures tant la consommation de bois fluctue avec la rigueur climatique annuelle. Par exemple, pour les années 2011, 2014 et 2015, le climat très doux de ces années est principalement responsable de la baisse des émissions des secteurs du résidentiel/tertiaire et de la transformation d’énergie. En revanche, les années 2012 et 2013, plus froides, montrent un regain des émissions de PM2,5 notamment dans le résidentiel/tertiaire, du fait d’une consommation énergétique plus importante.

D’autres secteurs comme l’industrie manufacturière sont plutôt stagnants depuis quelques années, notamment à cause de sous-secteurs comme la construction, la métallurgie des métaux ferreux et le papier/carton qui voient leurs émissions de PM2,5 en légère augmentation depuis 2014. Bien qu’il ne contribue pas majoritairement aux émissions de PM2,5, le secteur de la transformation d’énergie est également en stagnation depuis 2012 dû à l’intensification du sous-secteur du chauffage urbain (développement de la biomasse).

En ce qui concerne le transport et l’agriculture/sylviculture, les émissions sont en baisse continue même dans les années plus récentes, notamment grâce au renouvellement des engins mobiles vers des équipements répondant à des normes plus strictes.

Les PM2,5 suscitent beaucoup d’intérêt ces dernières années, du fait des risques sanitaires liées à l’inhalation de ces particules dites « particules ultrafines ». De plus, dans le cadre de la directive NEC (« National Emission Ceilings », c’est-à-dire plafonds nationaux d’émissions), des objectifs d’émissions sont fixés pour les années à venir au niveau français.

Par conséquent, il est donc attendu que les émissions de PM2,5 continuent de diminuer au cours des prochaines années. Les différentes mesures (à venir et existantes) concernant les particules en suspension sont, par exemple, les arrêtés sur les installations de combustion, les normes Euro, etc. qui devraient permettre de poursuivre les efforts réalisés dans la réduction des émissions. De plus, l’amélioration des performances des installations, associée à des technologies de réductions comme les médias filtrants, laissent entendre que des réductions supplémentaires sont réalisables.

Néanmoins, il est difficile de prévoir l’évolution des émissions de PM2,5 du fait du rôle primordial du climat et, également, parce que la consommation de bois va être de plus en plus importante dans le mix énergétique.

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