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Dioxyde de soufre (format Secten)

Evolution des émissions de SO2 de 1990 à 2017 pour la France métropolitaine (en kt)

Télécharger les données par gaz, par secteur et sous-secteur, et le rapport Secten comprenant les analyses détaillées

Tendance générale

Depuis 1990, la baisse des émissions de SO2 dans les différents secteurs s’explique par :

  • la diminution des consommations d’énergie fossile du fait de la mise en œuvre du programme électronucléaire et du développement des énergies renouvelables ;
  • la mise en place d’actions d’économie d’énergie ;
  • les progrès réalisés par les industriels par l’usage de combustibles moins soufrés et l’amélioration du rendement énergétique des installations.

Sont venues s’ajouter à ces réductions diverses dispositions réglementaires sur la teneur en soufre des combustibles et carburants, renforçant la baisse constatée.

Cette tendance de fond, orientée à la baisse, devrait perdurer au cours des prochaines années grâce à la poursuite de la mise en œuvre de réglementations visant à sévériser les valeurs limites d’émission des installations industrielles dans le cadre de la directive sur les émissions industrielles (directive 2010/75/UE relative aux émissions industrielles, dite IED) ainsi que les valeurs limites d’émission des autres installations de combustion, notamment entre 1MW et 50 MW dans le cadre des arrêtés français sur la combustion.

Il est important de souligner, malgré cette tendance générale à la baisse, que certaines années voient leurs émissions de SO2 augmenter. Ces années constituent des épiphénomènes liés à la conjoncture climatique, du fait d’années plus froides (par exemple, forte vague de froid ayant nécessité de recourir davantage aux énergies fossiles en 1998) et/ou à la conjoncture technique (par exemple, moindre disponibilité du nucléaire en 1991).

A l’inverse, une douceur exceptionnelle du climat, comme en 2011 et 2014, ou encore la crise économique, en 2008, accentuent la baisse des émissions observées. Ceci montre la sensibilité des émissions aux aléas climatiques, notamment pour les secteurs de la transformation d’énergie et du résidentiel/tertiaire, et aux aléas économiques, essentiellement pour les industries.

Dans l’agriculture/sylviculture, les émissions de SO2 proviennent de la combustion dans les engins mobiles. La baisse observée depuis 2011 s’explique par l’obligation de consommer du gazole non routier moins soufré en remplacement du fioul domestique.

Évolution récente

Pour la plupart des secteurs, l’évolution des émissions de SO2 de ces dernières années est soit en légère baisse soit constante. Des baisses significatives sont tout de même observées dans les secteurs de la transformation de l’énergie, traduisant notamment l’abandon progressif du charbon dans la production d’électricité, et de l’industrie manufacturière du fait de l’évolution du mix énergétique avec une part plus importante pour les combustibles moins soufrés (gaz naturel notamment).

Le Protocole de Göteborg amendé fixe un engagement de réduction des émissions de SO2 de 55% en 2020 par rapport à 2005 pour la France. Cet engagement est repris dans la directive (UE) 2016/2284, dite Directive Plafonds d’émissions (NEC-National Emission Ceilings en anglais) et ajoute des engagements de réduction après 2020, notamment une réduction de 77% en 2030.

Ces objectifs de réduction sont déjà atteints ces dernières années puisque les émissions françaises sont passées en dessous du seuil de -55%/2005 en 2014 et -77%/2005 en 2016.

En revanche les émissions de SO2 hors du total national restent importantes et sont principalement dues au secteur maritime international. L’annexe VI révisée de la convention MARPOL va imposer au 1er janvier 2020 une teneur en soufre maximale pour les combustibles utilisés dans le secteur maritime à 0,5% (contre 3,5 % actuellement) ce qui va contribuer à diminuer considérablement les émissions de ce secteur.

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