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Publié le 08 juillet 2026

Emissions de gaz à effet de serre en France : Aperçu du premier trimestre de l’année 2025 avec le baromètre du Citepa

Par : Sarah Urbano - Ariane Druart

Modifié le : 08/07/2026
Réf . : 2026_06_11

La tendance GES pour le T1 2026

Le baromètre des émissions mensuelles donne dès aujourd’hui une première estimation des émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques en France pour le premier trimestre 2026 : les émissions nationales de GES hors secteur UTCATF (Utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie) sont estimées à 98,5 Mt CO₂e, contre 103,5 Mt CO₂e au premier trimestre 2025, soit une baisse de -5,0 Mt CO₂e (-4,8 %) en un an.

Ce premier trimestre 2026 se caractérise donc par une nette baisse des émissions par rapport au premier trimestre 2025, principalement tirée par le recul des émissions des bâtiments, des transports et de l’industrie manufacturière qui enregistrent les diminutions les plus importantes en valeur absolue.

Le recul des consommations de chauffage tire fortement à la baisse les émissions du résidentiel-tertiaire

La diminution des émissions nationales est portée par le secteur de l’usage des bâtiments et activités résidentiels/tertiaires, dont les émissions reculent de -2,3 Mt CO₂e (‑10,7 %). Il s’agit de la plus forte contribution à la baisse sur le trimestre, à la fois en valeur absolue et en évolution relative. Cette tendance s’explique notamment par un net recul des consommations de combustibles au premier trimestre, en particulier de gaz naturel (-12,7 % par rapport au premier trimestre de l’année précédente) et de fioul domestique (-13,3 %), liées notamment à un hiver particulièrement doux.

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Baisse marquée des émissions de la production d’énergie

Le recours aux énergies fossiles pour la production d’électricité continue de diminuer en ce premier trimestre 2026 ce qui entraîne une baisse des émissions (-0,6 Mt CO2e ; -6,4%) par rapport au même trimestre 2025. La diminution est surtout portée par la production d’électricité, en baisse marquée en février et mars, ainsi que par le chauffage urbain, dont les émissions reculent sur l’ensemble du trimestre, avec un mois de février exceptionnellement doux, au 2 rang des mois de février les plus chauds selon Météo-France.

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Baisse généralisée des émissions en industrie manufacturière et construction

L’industrie manufacturière et la construction enregistrent un recul marqué (-1,0 Mt CO₂e; -5,9 %). Cette baisse s’observe dans tous les secteurs, cependant elle est principalement portée par l’agroalimentaire (-0,3 Mt CO₂e), la chimie (-0,2 Mt CO₂e) et la métallurgie des métaux ferreux (-0,2 Mt CO₂e).

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Transport : poursuite de la baisse des émissions

Le secteur des transports est le premier secteur émetteur de GES, avec une contribution d’environ un tiers des émissions de GES en France. Ce trimestre, il contribue significativement à la baisse globale des émissions par rapport au premier trimestre 2025, avec une diminution de -1,1 Mt CO₂e (-3,8 %). Cette tendance s’explique par la baisse des ventes de gazole au 1er trimestre 2026 par rapport au premiero trimestre 2025 (-5,7 %).

Les émissions du transport aérien domestique incluses dans le total national et représentant plus de la moitié des émissions des transports hors routiers augmentent de 6,4% au premier trimestre 2026 par rapport au premier trimestre 2025.

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L’agriculture, des émissions stables malgré des évolutions contrastées selon les gaz 

Les émissions du secteur agriculture restent quasiment stables sur la période, avec une évolution très limitée de +0,03 Mt CO₂e (+0,1 %). Cette stabilité apparente masque toutefois des dynamiques contrastées selon les gaz : le recul des cheptels, en particulier bovins, exerce un effet à la baisse sur les émissions, tandis que la reprise des apports d’engrais azotés contribue à les orienter à la hausse. Cette double dynamique se traduit notamment par une baisse du CH₄, mais par une hausse du N₂O.

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Périmètre et précisions méthodologiques

La méthode de calcul du baromètre permet d’évaluer, de façon simplifiée, l’évolution des émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques à partir des résultats consolidés de l’inventaire de l’année précédente et des indicateurs mensuels disponibles. Comme les inventaires nationaux, le baromètre considère seulement les émissions territoriales, c’est-à-dire les émissions ayant lieu sur le territoire national et non les émissions liées aux biens et services importés (contrairement à l’empreinte carbone). Le périmètre géographique considéré est la France hexagonale et les territoires d’Outre-mer inclus dans l’UE pour les gaz à effet de serre, et la France hexagonale uniquement pour les polluants atmosphériques.

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Les différents résultats publiés par le Citepa

Afin de mieux comprendre les différentes publications du Citepa, la note explicative ci-dessous résume les principes des différentes approches et leurs niveaux de précision.

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