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COP-23 : enjeux et attendus

  • Réf. : 2017_11_a1
  • Publié le: 1 novembre 2017
  • Date de mise à jour: 28 mai 2019
  • International

La 23e Conférence des Parties à la Convention Climat (COP-23) se tient du 6 au 17 novembre 2017 à Bonn sous Présidence des Iles Fidji. C’est la première fois que la Présidence de la COP est assurée par un petit Etat insulaire en développement.

Comme la COP-22 à Marrakech fin 2016, la COP-23 est une COP d’étape, technique, axée sur la concrétisation de l’Accord de Paris, et surtout sur la définition des règles de sa mise en œuvre pour le rendre pleinement opérationnel. C’est le groupe de travail sur l’Accord de Paris, dit APA , qui est chargé de cette immense tâche [lors de la 4 e partie de sa 1 ère session (APA-1-4)]. Ces règles concernent les volets clés de l’Accord [contributions nationales (NDC), transparence, financement, bilan mondial, …] et prendront la forme de modalités, procédures ou lignes directrices (dites “MPG”) [prévues par la décision 1/CP.21] (lire notre dossier complet sur ce sujet [p.63-64]). A Bonn, il s’agit surtout de passer à la rédaction d’éléments de texte concrets afin de construire des projets de décision pour adoption à la COP-24 [3-14 décembre 2018 à Katowice (Pologne)], échéance fixée par la décision 1/CP.22 [adoptée à la COP-22].

Le 2 e enjeu de la COP-23 est la conception et la préparation du point d’étape [Dialogue de facilitation, aussi appelé le Dialogue de Talanoa] en 2018, prochain rendez-vous politique clé dans les négociations de la CCNUCC.

La décision accompagnant l’Accord de Paris prévoit le lancement d’un dialogue de facilitation entre les Parties pour faire le point en 2018 sur leurs efforts collectifs réalisés en vue d’atteindre l’objectif à long terme [article 4 de l’Accord] et pour éclairer l’élaboration des NDC [Décision 1/CP.21 , § 20] .

Les autres enjeux sont :

  • le renforcement de la participation des acteurs non-étatiques [Etats fédérés, régions, villes, entreprises, secteur financier, …] à la mise en œuvre de l’action climat,
  • l’amplification du financement [par les pays industrialisés] des actions climat des pays en développement,
  • le renforcement du niveau d’ambition pré- et post-2020 en matière de réduction des émissions de GES.

Le 12 octobre 2017, le Secrétariat de la CCNUCC a mis à jour l’outil de suivi de l’état d’avancement des travaux de concrétisation de l’Accord de Paris [découlant de la décision 1/CP.21].

Déroulement de la Conférence et sessions :

Accord de Paris : état de ratification (au 14 nov. 2017)

Au total, 169 Parties [sur 197] ont ratifié l’Accord de Paris, représentant 87,67% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES).

Le dernier Etat membre de l’UE à ratifier, la République tchèque, l’a fait le 5 octobre 2017, un an, jour pour jour après la ratification de l’UE en tant qu’organisation régionale d’intégration économique et des sept premiers Etats membres à le faire [dont la France]. Le Nicaragua, avant-dernière Partie [avec la Syrie] à ne pas l’avoir signé, l’a finalement ratifié le 23 octobre 2017 [processus d’adhésion (accession) (lire notre article sur ce sujet) , la période de signature menant à la ratification ayant pris fin le 22 avril 2017]. Enfin, lors de l’ouverture de la plénière du groupe de travail APA à la COP-23, la Syrie a annoncé son adhésion imminente. Parmi les 28 pays n’ayant pas encore ratifié, les trois premiers émetteurs sont la Russie [7,53% des émissions mondiales] , l’Iran [1,3%] et la Turquie [1,24%] (sources : Traités ONU et CCNUCC) .

Etat de ratification en fonction de la part du pays dans les émissions mondiales de GES (en %)

( Source : CITEPA d’après CCNUCC, pp.32-36 )

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