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Hexachlorobenzène (format Secten)

Evolution des émissions de HCB de 1990 à 2017 pour la France métropolitaine (en kg)

Télécharger les données par gaz, par secteur et sous-secteur, et le rapport Secten comprenant les analyses détaillées

Tendance générale

Les processus conduisant à la production de dioxines, produisent généralement aussi des HCB (Hexachlorobenzène). Tous les secteurs, excepté le transport routier, émettent des HCB en France métropolitaine. Les émissions de HCB ont très fortement diminué puisqu’elles représentent aujourd’hui 0,5% du niveau de 1990.

En 1990, l’industrie manufacturière représentait près de 95 % des émissions totales de HCB. La principale source d’émission était alors le sous-secteur de la métallurgie des métaux non ferreux, et plus particulièrement la production d’aluminium de seconde fusion. Les émissions de ce sous-secteur ont très fortement diminué depuis 1990 et sont nulles depuis 1993. En effet, le chlore était utilisé pour affiner l’aluminium en éliminant les traces de magnésium. Jusqu’au début des années 1990, l’hexachloroéthane était utilisé comme apport de chlore et était à l’origine des émissions de HCB. Du point de vue réglementaire, l’hexachloroéthane est interdit depuis 1993 dans l’affinage de l’aluminium de seconde fusion.

En 2017, le secteur largement prépondérant est la transformation d’énergie (avec environ 45 % des émissions totales), et plus particulièrement l’incinération des déchets avec récupération d’énergie. La diminution d’un facteur 4 depuis 1990 est liée à la mise en place des techniques de réduction avant tout destinées aux dioxines mais qui sont également efficaces sur les HCB. La baisse des émissions du secteur sur la période est cependant limitée par l’augmentation importante des quantités de déchets traités avec récupération d’énergie.

Le secteur des déchets contribuait également de façon importante en 2017 avec plus d’un quart des émissions totales et en particulier l’incinération des boues de stations d’épuration des eaux usées. La très forte décroissance observée entre 1990 et 2017 (de plus de 95 %) est liée à l’effet combiné qui fait suite à des progrès réalisés par les incinérateurs de déchets dangereux et non dangereux sans récupération d’énergie (mise en conformité progressive) mais également à la part croissante de l’incinération de déchets non dangereux avec récupération d’énergie.

De façon marginale, la combustion du bois et du charbon est aussi à l’origine d’émission de HCB, ce qui explique les émissions dans le secteur résidentiel/tertiaire avec près de 15% des émissions.

Évolution récente

Ces dernières années, les émissions de HCB sont relativement stables et les fluctuations observées sont liées à celles des quantités de boues d’épuration et de déchets incinérés chaque année.

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