Alors que « le climat est le défi du siècle », le Sénat appelle à renouveler la diplomatie climatique française et à permettre sa réappropriation démocratique
Par : Sophie Sanchez
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Montée des eaux dans l’archipel des Tuamotu en Polynésie française, dont les habitants pourraient être bientôt classés comme « réfugiés climatiques » – Source : Changement climatique, quels défis pour le Sud – IRD Éditions 2015 – © IRD/B. Marty
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Teva Rohfritsch, sénateur (Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) – Polynésie française) et rapporteur de la mission d’information sur la diplomatie climatique française à l’épreuve d’un monde en tension
Suite à la COP 30 [conférence des Nations unies sur les changements climatiques] qui s’est déroulée à Belém en novembre 2025, où l’Union européenne avait parue fragilisée face aux grands pays émergents et en l’absence des États-Unis, le Sénat a mené au premier semestre une mission sur la diplomatie climatique française qui a réalisé un « rapport d’information » rendu public le 9 juillet 2026.
Trente-quatre recommandations en ressortent avec comme objectif que la France « demeure à la pointe du combat en matière de négociations, mais gagne également en efficacité, au service d’une ambition mondiale qui est le plus grand défi auquel notre planète est aujourd’hui confrontée ». La mission sénatoriale appelle notamment la France à déployer une diplomatie plus volontariste et partenariale, en jouant sur plusieurs leviers : en direction des États les plus vulnérables, par le biais de coopérations décentralisées, notamment avec certains États américains, et dans ses rapports avec la Chine, « puissance paradoxale » de la transition écologique, à la fois première émettrice de gaz à effet de serre et leader des « technologies vertes ».
De manière générale, Teva Rohfritsch, le rapporteur de la mission d’information, préconise la mise en place d’un cadre international pour assurer le suivi et la recevabilité des décisions prises au niveau international au moment des COP et lutter contre le sentiment d’impuissance qui caractérise notre époque afin de « construire un nouveau récit qui ne soit pas anxiogène, mais porteur d’espoir, appuyé sur nos réalisations concrètes ».
Il met notamment en exergue les travaux du jeune économiste Adrien Bilal qui mettent en évidence l’écart considérable entre le coût des dommages climatiques et celui des politiques de réduction des émissions. Une tonne de CO₂ émise réduirait le PIB mondial de l’ordre de 1 367 dollars, tandis que le coût moyen d’abattement d’une tonne de CO₂ – c’est-à-dire le coût de sa non-émission – s’élèverait à environ 80 dollars, soit près de quinze fois moins.
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Une mission qui s’inscrit dans un contexte d’urgence écologique
Le Sénat a mis en place en février 2026 une mission d’information sur le thème « La diplomatie climatique à l’épreuve d’un monde en tension ». La création de cette mission a été « motivée par un sentiment d’urgence », expliquaient les deux sénateurs Rachid Temal (groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (SER) – Val d’Oise) et Teva Rohfritsch (Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) – Polynésie française), respectivement président et rapporteur de la mission.
Les difficultés de la COP 30, qui s’est tenue en novembre 2025 à Belém au Brésil, ont révélé la crise que traverse la diplomatie climatique, dix ans après les espoirs soulevés en 2015 par la COP 21 et la signature de l’Accord de Paris.
« La décennie 2011-2020 a été la plus chaude observée depuis environ 125 000 ans. Ce record est en passe d’être rapidement dépassé : les années 2023, 2024 et 2025 figurent déjà parmi les trois années les plus chaudes jamais enregistrées. La question du dérèglement climatique est donc un enjeu majeur pour les décennies à venir et pose à notre espèce un défi immense », relevait en préambule Rachid Témal.
Pour sa part, Teva Rohfritsch mettait en avant les risques majeurs pour la France en rappelant que « Le réchauffement atteindrait 3 °C à l’échelle mondiale, mais 4 °C pour la France hexagonale, accentuant fortement les risques sanitaires, économiques et territoriaux. »
« La situation est encore plus alarmante dans les territoires ultramarins », ajoutait cet élu de la Polynésie française. « Le village de Miquelon, menacé par la submersion marine, devra ainsi être relocalisé à un kilomètre de son site actuel, précisait-il. En Polynésie française, près d’un tiers des îles pourrait disparaître d’ici 2100 sous l’effet de l’élévation du niveau de la mer, tandis que les terres restantes devront faire face à l’afflux massif de réfugiés climatiques en provenance du Pacifique ».
Définir et rendre publique une stratégie nationale de diplomatie climatique et organiser un débat préalable à chaque COP
Les deux Sénateurs ont présenté le 9 juillet 2026 leur « rapport d’information » réalisé comme ils l’ont précisé « dans un esprit transpartisan et constructif » et à l’issue de nombreuses auditions dont celles de Valérie Masson-Delmotte, ancienne co-présidente du groupe n° 1 du Giec et membre du Haut Conseil pour le climat, de Stéphane Crouzat, ancien ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique (2020-2024), pour les énergies renouvelables et la prévention des risques climatiques, ainsi que de l’ancien président de la République François Hollande et du président de la COP 21 Laurent Fabius.
Les deux sénateurs appellent à « une véritable réappropriation démocratique de la diplomatie climatique qui commence par l’élaboration d’une doctrine déclinée en un document unique rendu publique, fixant pour cinq ans les priorités géographiques, diplomatiques, économiques et scientifiques de la France en matière climatique ». Cette stratégie, détaillent-ils, doit permettre en particulier d’intégrer pleinement les conséquences géopolitiques du dérèglement climatique dans les doctrines françaises de sécurité, de défense et de politique étrangère, de refonder le rapport à l’Afrique, de structurer une diplomatie indo-pacifique climatique française articulée autour des enjeux de résilience insulaire, de sécurité maritime, de biodiversité et d’économie bleue durable et de mieux articuler diplomatie climatique et diplomatie économique.
Ils appellent également « à un débat préalable à chaque COP [conférence des Nations unies sur les changements climatiques] afin que les élus puissent suivre et enrichir l’avancée des négociations et de nos ambitions et associer ainsi au mieux le Parlement et les citoyens. Ce n’est pas accessoire, c’est essentiel, insiste le rapporteur Teva Rohfritsch, car la question de l’urgence climatique doit être largement partagée et pas seulement quand le thermomètre s’affole. »
La France peut s’honorer d’avoir porté sur les fonts baptismaux une diplomatie climatique inspirante avec l’adoption en 2015 de l’Accord de Paris mais doit à présent faire en sorte de « la renouveler, la poursuivre, et la densifier » en mobilisant ses vecteurs d’influence sur la scène mondiale, martèle Teva Rohfristch.
Teva Rohfritsch fait valoir à cet égard que la France, puissance présente dans tous les bassins océaniques avec les Outre-mer, doit s’appuyer sur ce « vecteur d’influence majeur » : « les questions spécifiques posées par les Outre-mer, exposées de manière précoce aux dérèglements, sont en réalité universelles […]. Les Outre-mer pourraient être mieux valorisées en mettant en avant des solutions crédibles et duplicables dans le reste du monde. » Il souhaite notamment porter au cœur de l’hémicycle « ce que [ces] territoires expriment sur ces sujets-là ».
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Répartition des espaces maritimes français dans l’océan Atlantique, l’océan Indien, l’océan Pacifique et l’océan Austral – Source : « La France des océans » de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) et du Service national d’hydrographie et d’océanographie (SHOM), 2024
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Favoriser une meilleure sensibilisation à la réalité des Outre-mer
Plantation de cocotiers inondée sur l’île de Loh au Vanuatu – Source : Changement climatique, quels défis pour le Sud – IRD Éditions, 2015 – © IRD/V.Ballu
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Reconnaître la nouvelle donne en matière d’émissions de gaz à effet de serre et de financements
L’expertise financière de la France en matière de finance climatique est un autre vecteur d’influence de la France pour solliciter une nouvelle donne dans le domaine de la diplomatie climatique. Au terme de la Convention-cadre des Nations unies (CCNUCC) signée en 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio et entrée en vigueur en 1994, la responsabilité est dite commune mais différenciée. L’Accord de Paris a dès lors établi une liste avec des pays contributeurs et des pays bénéficiaires, sans oublier de prévoir des contributions volontaires. Or la Chine et l’Inde devenus « de grands émergents » ne contribuent pas suffisamment à la finance climat, martèle-t-il.
Comme le relève Sylvie Lemmet, ancienne ambassadrice déléguée à l’environnement, citée dans le rapport, l’architecture issue de de la Convention de Rio de Janeiro repose encore largement sur une distinction entre pays développés et pays en développement qui ne correspond plus entièrement aux réalités économiques et climatiques actuelles. Les pays donateurs historiques représentaient 66 % de la richesse mondiale en 1992 au moment de la création de la convention-cadre (CCNUCC), contre environ 33 % aujourd’hui.
Ce basculement se traduit également en termes d’émissions : les pays de l’Annexe I, qui pesaient 61 % des émissions du monde en 1990, en représentent désormais moins du tiers, et les pays « donateurs » de l’Annexe II seulement 22 % (1) tandis que les pays en développement émettent désormais 70 % des émissions mondiales contre 39 % en 1990, même si cet effet ciseau est largement le fait des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.
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Contribution des pays aux émissions des gaz à effet de serre selon les catégories définies par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) (hors aviation et transport maritime) – Rapport d’information au nom de la mission sénatoriale sur « La diplomatique climatique française à l’épreuve d’un monde en tension », juillet 2026
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Au plan historique, depuis 1850, les pays donateurs de l’Annexe II ne sont désormais responsables que de 43 % des émissions cumulées du monde, contre près de la moitié pour les pays en développement. Selon le PNUE, la Chine a désormais le même niveau d’émissions cumulées mondiales que l’Europe et émet 30 % des gaz à effet de serre du monde, quand l’Europe ne représente que 6 % des émissions mondiales.
Toutefois, il faut rappeler qu’une part des émissions produites par la Chine sont liées à des biens de consommation achetés en Europe.
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Émissions par grands émetteurs et cumul des émissions historiques – PNUE, Emissions gap report 2024
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En 2020, trois pays (Japon, Allemagne et France) finançaient 70 % de l’aide bilatérale. Selon une étude de 2023 de l’Oversea Developpement Institute (ODI), si l’on prend en compte la population, le revenu national brut et les émissions cumulées, la Norvège, la France, la Suède et le Japon sur-contribuent de plus de 200 % par rapport à ce que serait leur « juste part ». En outre, la situation budgétaire de nombreux pays dits développés s’est considérablement dégradée, ce qui limite leur capacité à assurer le financement de la transition sur leur territoire et dans le monde.
« La transition climatique ne pourra pas reposer exclusivement sur la bonne volonté de l’Europe, qui est de loin la principale contributrice aujourd’hui, mais devrait être également soutenue par les autres pays, comme la Chine, l’Inde ou les pays du Golfe », insiste Teva Rohfritsch tout en précisant que « cette approche ne doit bien évidemment pas se faire au détriment des pays du Sud » qui connaissent déjà pour certains de graves difficultés financières.
En outre, si l’Accord de Paris de 2015 est encore aujourd’hui le cadre qui fixe la diplomatie climatique mondiale, « il apparaît aujourd’hui en crise. On nous a même parlé de fatigue, tant [du fait] de la fragmentation du monde que de la nouvelle politique américaine. Sans revenir sur les fondements de l’accord, il faut réfléchir à en améliorer le mécanisme, notamment celui des COP ». La recherche de consensus qui caractérise les négociations internationales se heurte à la question des financements, mais aussi aux objectifs, en partie contradictoires, sans être illégitimes, des États : certains privilégient leur modèle économique, encore fondé sur les énergies carbonées. D’autres leur développement futur, d’autres sont encore dans une logique d’adaptation face à une situation de dégradation accélérée.
Aussi la mission préconise, « même si la tâche est complexe et suppose un accord unanime », de contribuer à une organisation plus fluide et efficace des COP et « d’inscrire les COP dans une logique de continuité sur cinq ans, avec des présidences travaillant de concert, et d’associer à chaque présidence un pays particulièrement vulnérable » aux changements climatiques.
Pour autant, insiste Teva Rohfritsch, la décarbonation demeure rationnelle même en l’absence d’actions collectives coordonnées comme l’a montré le jeune économiste Adrien Bilal. « Le coût de l’inaction [contre le changement climatique] est si élevé que même des actions conduites par quelques grands États sont en réalité rentables, en attendant que les retardataires les rejoignent », souligne le rapporteur (voir encadré ci-dessous).
(1) Les Parties de l’Annexe I de la CCNUCC incluent les nations industrialisées membres de l’OCDE en 1992 et les Économies en Transition (EIT) comme la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie.
Les Parties de l’Annexe II de la CCNUCC sont les pays membres de l’OCDE en 1992 (hors Économies en Transition comme la Russie, l’Ukraine ou la Biélorussie), devant fournir un soutien financier et technologique aux pays en développement.
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Un coût de l’inaction nettement supérieur à celui de la transition écologique
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Déployer une diplomatie climatique plus volontariste et partenariale
Troisième axe du rapport, la mission sénatoriale appelle à repenser la diplomatie climatique française pour la rendre plus efficace et lisible et à adopter une diplomatie plus transactionnelle « en conditionnant progressivement et avec discernement notre soutien au respect des engagements de réduction d’émissions, en premier lieu la publication des contributions déterminées au plan national (CDN) ».
En cela, les sénateurs corroborent ce que préconise depuis la COP 30 Monique Barbut, ministre de la Transition écologique qui appelle à une « approche plus dure, plus transactionnelle » en utilisant davantage les instruments comme les accords commerciaux ou l’aide publique au développement. La ministre en charge des négociations internationales sur le climat et la nature et experte dans ce domaine (elle a été notamment Secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification et envoyée spéciale des dix ans de l’Accord de Paris sur le climat) n’avait pas hésité en mars 2026 à demander le blocage d’un versement de 500 millions d’euros de financements pour la décarbonation à l’Inde dans la mesure où celle-ci n’avait alors toujours pas remis son plan de réduction d’émissions (CDN en français, NDC en anglais) alors qu’elle n’est autre que le troisième émetteur mondial de gaz à effet de serre – CDN qui finalement été déposée par l’Inde le 24 avril 2026 (lire notre article). Toutefois, il est important de rappeler que les émissions de GES sont calculées sur le territoire, et qu’elles incluent aussi les émissions liées à la fabrication de biens et services exportés à l’étranger, ce dont les autres pays importateurs profitent sans émettre d’émissions.
De manière générale, la mission sénatoriale appelle à déployer une diplomatie plus volontariste et partenariale en jouant sur plusieurs leviers : en direction des États les plus vulnérables, par le biais de coopérations décentralisées, notamment avec certains États américains, et dans les rapports avec la Chine, première émettrice mondiale de gaz à effet de serre. La mission appelle ainsi à « rétablir une réelle doctrine française et européenne vis-à-vis de la Chine, cette puissance paradoxale, elle-même très soucieuse de la question climatique, leader dans le domaine des technologies vertes, mais qui contribue encore insuffisamment au financement climat ».
In fine, la conviction de la mission d’information est que la diplomatie climatique ne pourra réussir que si elle associe les citoyens à ses résultats et est en mesure d’assurer le suivi concret des engagements, ce qui sera d’autant plus nécessaire qu’ils nécessiteront des changements des modes de vie. Aussi, le rapporteur préconise la mise en place d’un cadre pour assurer le suivi et la recevabilité des décisions prises au niveau international au moment des COP et lutter contre le sentiment d’impuissance qui caractérise notre époque afin de « construire un nouveau récit qui ne soit pas anxiogène, mais porteur d’espoir, appuyé sur nos réalisations concrètes ».
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Mieux connaître le carbone bleu
Absorption du carbone par la végétation littorale – Source : A. Huescar Barber/AIEA
Par ailleurs, la définition officielle du carbone bleu n’intègre pas les écosystèmes océaniques (faune marine, sédiments, phytoplancton), en particulier la pompe biologique du carbone. L’enjeu devient donc de redéfinir le périmètre du carbone bleu stocké et réellement mesuré. Chaque degré de réchauffement diminue la quantité de biomasse marine alors que la surpêche réduit déjà la séquestration de carbone réalisée via cette biomasse. La restauration de cette biomasse marine pourrait avoir des bénéfices comparables à ceux de la restauration des mangroves. Les recherches doivent ainsi se poursuivre pour réduire les incertitudes et permettre l’inclusion de ces mesures de restauration dans le catalogue des « solutions fondées sur la nature ou des approches écosystémiques » (Nature-based solutions) reconnues en termes de compensation carbone grâce à la mise en place d’outils de suivi, de rapportage et de vérification (Monitoring, Reporting, Verification – MRV), préconise le sénateur.
La mise en place et le développement d’une « stratégie carbone bleu » – étendue (écosystèmes côtiers et écosystèmes océaniques) mais différentiée selon le niveau de maturité scientifique pour mettre en valeur les capacités de séquestration de CO2 des océans, peu prises en compte dans les discussions climatiques –, permettrait, fait encore valoir Teva Rohfritsch, de « développer des capacités indispensables pour atteindre la neutralité climatique en 2050 et de servir de levier de développement économique et social, particulièrement intéressant pour les territoires côtiers et insulaires, tout en assurant la promotion de pratiques ancestrales et l’atteinte d’objectifs culturels ».
(1) McLeod, E., Chmura, G.L., Bouillon, S., Salm, R., Björk, M., Duarte, C.M.,… Silliman, B.R. (2011) : A blueprint for blue carbon : Toward an improved understanding of the role of vegetated coastal habitats in sequestering CO2. Frontiers in Ecology and the Environment, 9 (10), 552 – 560
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Pour en savoir plus
Climat : La France, puissance océanique au cœur des défis du siècle – Sénat – synthèse du rapport
Diplomatie climat – L’Union européenne pourrait durcir le ton face à ses partenaires – Citepa
Qu’est-ce que le carbone bleu ? – IAEA