Le changement climatique complique, voire invalide les efforts d’amélioration de la qualité de l’air
Par : Sophie Sanchez
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L’exposition à l’ozone troposphérique varie considérablement d’un endroit à l’autre dans le monde
Source : Service européen de surveillance de l’atmosphère Copernicus (Copernicus Atmosphere Monitoring Service – CAMS / European Centre for Medium-Range Weather Forecast – ECMWF), septembre 2026
Florian Pappenberger, directeur général du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (European Centre for Medium-Range Weather Forecasts – ECMWF)
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Ozone, fumées d’incendies, poussières désertiques : le service européen de surveillance de l’atmosphère Copernicus (Copernicus Atmosphere Monitoring Service – CAMS) a publié, le 30 septembre 2026, la première édition de son nouveau rapport « Atmosphere Watch 2026 » qui vise à permettre une meilleure compréhension de la pollution atmosphérique transfrontière et de ses impacts potentiels sur la qualité de l’air dans différentes régions du monde.
Le rapport, qui fournit des informations actualisées sur la répartition spatiale et les mouvements des polluants atmosphériques à travers le monde, met en évidence les interactions croissantes entre qualité de l’air et climat. Souvent qualifiée de « tueur invisible » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme le rappelle Laurence Rouil, directrice du service Copernicus de surveillance de l’atmosphère (CAMS), la pollution atmosphérique a des effets néfastes sur la santé publique.
Or le rapport montre que 40 % de la population mondiale a été exposée en 2026 à des niveaux extrêmement élevés de pollution par l’ozone troposphérique, un polluant nocif.
En outre, les émissions liées aux incendies ont entraîné des concentrations importantes de fumée, avec une augmentation des niveaux de particules PM2,5 et d’autres polluants sur de vastes zones d’Amérique du Nord, des régions sibériennes de Russie, d’Europe occidentale et d’Asie du Sud-Est.
« L’été 2026 a brutalement rappelé les impacts de la pollution atmosphérique transfrontière dans l’hémisphère nord, où une chaleur extrême a contribué à de graves feux de forêt – et donc à la formation de fumée – ainsi qu’à des niveaux dangereux d’ozone troposphérique, qui ont affecté les populations du monde entier. Alors que le changement climatique rend les événements extrêmes plus fréquents et plus intenses, on ne saurait trop insister sur l’importance de comprendre les liens entre la pollution atmosphérique et le climat », insistent les experts de Copernicus dans le rapport.
(1) Le graphique présente l’exposition moyenne quotidienne maximale à l’ozone troposphérique sur 8 heures en haute saison par continent, avec indication du pourcentage de la population concernée et du niveau d’exposition dans les principales villes, exprimés en microgrammes par mètre cube (µg/m³). Cet indicateur de qualité de l’air reflète clairement l’exposition à long terme à l’ozone pendant les mois les plus chauds et les plus ensoleillés de l’année (c’est-à-dire la haute saison de l’ozone). L’objectif de l’OMS recommande de maintenir les niveaux d’ozone en haute saison en dessous de 60 µg/m³. Or très peu de régions de l’hémisphère nord restent en dessous de ce seuil, souligne CAMS.
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L’hémisphère nord est particulièrement vulnérable à la pollution par l’ozone
Les émissions liées aux feux de forêt ont entraîné des concentrations importantes de fumée, avec une augmentation des niveaux de particules PM2,5 et d’autres polluants liés aux incendies sur de vastes zones d’Amérique du Nord, des régions sibériennes de Russie, d’Europe occidentale et d’Asie du Sud-Est
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Aperçu général
Copernicus fait valoir que son système de prévision mondial CAMS s’appuie sur « une combinaison unique de millions d’observations provenant de satellites, de réseaux au sol, d’avions et d’autres sources », et est « particulièrement bien adapté à la prévision et à la surveillance de la pollution atmosphérique à travers le monde ». Grâce à ces capacités, le rapport « CAMS Atmosphere Watch » offre « l’un des aperçus mondiaux les plus complets à ce jour de l’état de l’atmosphère en 2026 », et des phénomènes de pollution atmosphérique transfrontière, notamment l’ozone troposphérique, la fumée issue de la combustion de biomasse et des feux de forêt extrêmes, ainsi que le transport de poussière désertique.
Par ailleurs, le système mondial d’assimilation des données sur les incendies (GFAS) du CAMS utilise les observations satellitaires de la puissance radiative des incendies pour estimer, toutes les heures, les émissions issues de la combustion de la biomasse à travers le monde. En juillet 2026, CAMS a lancé une nouvelle application, Fire Emissions Watch, qui rend facilement accessibles les principales informations sur les émissions des incendies et les panaches de fumée, grâce à des graphiques et cartes détaillés permettant des comparaisons entre régions et années.
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Impact des vagues de chaleur
40 % de la population mondiale a été exposée en 2026 à des niveaux extrêmement élevés de pollution par l’ozone troposphérique
Le rapport « Atmosphere Watch 2026 » montre que l’aggravation du changement climatique a entraîné des niveaux élevés de concentrations d’ozone, un polluant nocif.
Selon Copernicus, 40 % de la population mondiale a été exposée en 2026 à des niveaux extrêmement élevés de pollution par l’ozone troposphérique, autrement dit près de deux personnes sur cinq dans le monde, sachant que le seuil d’alerte fixé par l’OMS atteint 240 µg/m3 en moyenne horaire (100 µg/m³ – moyenne sur 8h). Selon l’étude, seuls 5 % de la population mondiale ont été exposés à des niveaux d’ozone « bons » à long terme et 15 % à des niveaux « acceptables » au regard des recommandations de l’OMS.
Ainsi, au cours des huit premiers mois de 2026, l’exposition à l’ozone au niveau du sol a ainsi été extrêmement élevée et persistante en Asie au point que neuf personnes sur dix ont été exposées à des niveaux dangereux sur ce continent, en partie en raison de la forte densité de population urbaine et de la multitude de sources d’émissions de précurseurs de l’ozone.En Europe et en Amérique du Nord, plusieurs journées de très forte exposition ont également été observées lors des fréquentes vagues de chaleur estivales. L’Océanie a été le continent le moins touché.
Pour rappel, l’ozone est un polluant nocif qui peut pénétrer profondément dans l’appareil respiratoire, provoquant toux, gêne respiratoire, sensation de brûlure dans les yeux, et aggraver les crises d’asthme ou les symptômes de personnes souffrant de maladies respiratoires.
« La pollution par l’ozone nous rappelle de manière frappante à quel point notre atmosphère, notre climat, notre santé et nos moyens de subsistance sont étroitement liés, observe à cet égard Laurence Rouil, directrice du CAMS. Ce polluant nocif et le changement climatique ont un impact négatif sur l’air que nous respirons, déterminent la santé de nos écosystèmes et conditionnent notre capacité à produire de la nourriture », souligne Laurence Rouil, directrice du CAMS.
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Copernicus rappelle que l’ozone troposphérique est un polluant secondaire qui résulte de milliers de réactions chimiques déclenchées par la lumière du soleil et les températures élevées. Ces réactions se produisent principalement entre les oxydes d’azote, issus pour l’essentiel de la combustion de combustibles fossiles, et les composés organiques volatils (COV), dont les sources sont à la fois naturelles et anthropiques, en présence du rayonnement solaire.
Par conséquent, les concentrations d’ozone troposphérique peuvent augmenter pendant les mois d’été, lorsque des conditions météorologiques stables et un rayonnement solaire plus intense déclenchent les réactions photochimiques qui génèrent de l’ozone, permettant ainsi à celui-ci de s’accumuler. Ainsi, « l’ozone troposphérique illustre le lien étroit entre la pollution atmosphérique et le changement climatique – un enjeu sociétal majeur – en raison de sa formation à des températures élevées », souligne l’organisme.
Outre les émissions anthropiques de précurseurs de l’ozone (provenant notamment de l’industrie, des solvants et du trafic routier), les émissions naturelles de COV issues de la végétation contribuent également à la formation d’ozone et peuvent même être amplifiées par des températures élevées. Dans la troposphère, l’oxydation du méthane et du monoxyde de carbone peut également constituer une source de production d’ozone. Enfin, la combustion de la biomasse représente une source d’émissions de précurseurs d’ozone, ce qui aggrave encore l’influence du changement climatique, des incendies plus extrêmes se produisant dans des conditions plus chaudes et plus sèches.
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Niveaux d’ozone « médiocres », « très médiocres » ou « extrêmement médiocres » en Europe
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Les concentrations d’ozone troposphérique sont les plus élevées au sud de l’Europe
Moyenne des concentrations maximales quotidiennes d’ozone sur 8 heures au cours des six mois consécutifs de 2026 (jusqu’au 15 septembre) présentant les niveaux de pollution les plus élevés
Prévisions mondiales de la composition atmosphérique du CAMS – Source : Service européen de surveillance de l’atmosphère Copernicus (Copernicus Atmosphere Monitoring Service – CAMS / European Centre for Medium-Range Weather Forecast – ECMWF), septembre 2026
Au niveau européen, Copernicus constate que la moitié de la population européenne a été exposée à des niveaux d’ozone « médiocres », « très médiocres » ou « extrêmement médiocres » en raison des concentrations d’ozone. Une situation qui complique voire invalide les efforts d’amélioration de la qualité de l’air.
La qualité de l’air en Europe s’est nettement améliorée pour tous les polluants réglementés par la directive européenne sur la qualité de l’air (UE/2024/2881), à l’exception notable de l’ozone. Comme le montre l’édition 2025 du rapport d’évaluation de CAMS, la réglementation européenne visant à réduire les émissions de polluants atmosphériques a permis de diminuer les niveaux de particules d’origine humaine, de dioxyde d’azote et de dioxyde de soufre.
En revanche, l’ozone ne présente aucune tendance claire à la baisse et demeure problématique (lire notre article). Or les épisodes de forte pollution à l’ozone observés en Europe pendant les vagues de chaleur estivales répétées et extrêmes rappellent toute la difficulté de ce défi. L’organisme souligne par ailleurs que l’hémisphère nord de la planète est plus sensible à la pollution par l’ozone troposphérique en raison de sa superficie et de sa population plus importantes. Il compte donc beaucoup plus de sources d’émissions de précurseurs que l’hémisphère sud.
Selon la directive européenne relative à la qualité de l’air ambiant, la concentration moyenne maximale quotidienne sur huit heures ne devrait pas dépasser 120 µg/m³ plus de 18 jours par an, avec un objectif à long terme de 100 µg/m³ conforme aux recommandations de l’OMS. La carte présentée ci-dessous montre les difficultés de l’Europe à respecter ces objectifs (avec de nombreuses régions classées du jaune au violet), l’Ecosse et l’Irlande ayant été les seules à bénéficier d’un niveau d’ozone modéré (classées en vert).
Avec l’accélération du changement climatique, s’enclenchent de véritables cercles vicieux, comme le décrit l’organisme. Les sources locales de précurseurs de l’ozone et les concentrations de fond à l’échelle de l’hémisphère Nord ont contribué à l’augmentation de l’ozone lors des vagues de chaleur observées de juin à août 2026. Cette hausse, au-delà des valeurs limites fixées pour protéger la santé, s’est prolongée et étendue sous l’effet de conditions météorologiques stables et chaudes.
Dans le même temps, poursuit Copernicus, la pollution par l’ozone en Europe a alimenté les concentrations de fond de l’hémisphère, pouvant ainsi influencer la pollution au niveau du sol. Les températures élevées et la sécheresse ont aggravé la situation, non seulement en favorisant la formation d’ozone, mais aussi en créant des conditions idéales pour les incendies de forêt de l’été 2026. Or les incendies émettent eux-mêmes des gaz à effet de serre et de nombreux polluants atmosphériques, dont des particules, qui affectent directement l’exposition humaine, et comprennent elles-mêmes des précurseurs de l’ozone, qui accroissent la production nette d’ozone dans les panaches de fumée à mesure qu’ils vieillissent.
Aussi et de manière générale, Copernicus prévient que « Les concentrations d’ozone sur tous les continents risquent d’être affectées par le changement climatique : la formation d’ozone au niveau du sol et, plus généralement, dans la troposphère, est favorisée par la chaleur et le rayonnement solaire. Ainsi, dans les régions où les vagues de chaleur se multiplient, les concentrations locales d’ozone augmenteront, compensant en partie les bénéfices des stratégies visant à réduire les émissions des précurseurs [de l’ozone]. »
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Impact des incendies de forêt
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Épaisseur optique des aérosols pour la matière organique (en violet) et la poussière (en orange), illustrant la fumée provenant des incendies dans l’hémisphère nord et la poussière saharienne sur l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Eurasie, le 2 juillet 2026 – Source : Service européen de surveillance de l’atmosphère Copernicus (Copernicus Atmosphere Monitoring Service – CAMS / European Centre for Medium-Range Weather Forecast – ECMWF), septembre 2026
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Autre impact sur la qualité de l’air, les violents incendies liés au réchauffement de la planète. Au cours de l’année 2026, Copernicus constate que les émissions liées à la combustion de biomasse et aux feux de forêt ont entraîné des concentrations importantes de fumée, avec une augmentation des niveaux de particules PM 2,5 – des polluants atmosphériques particulièrement néfastes pour la santé humaine car ils peuvent pénétrer profondément dans le système respiratoire et passer dans la circulation sanguine -, et d’autres polluants liés aux incendies sur de vastes zones d’Amérique du Nord, des régions sibériennes de Russie, d’Europe occidentale et d’Asie du Sud-Est.
Les incendies de forêt et la combustion de biomasse émettent en effet de nombreux polluants, notamment des particules fines, des oxydes d’azote, de multiples composés organiques volatils et des gaz à effet de serre. En outre, les réactions chimiques au sein du panache de fumée peuvent également entraîner la formation de polluants secondaires, notamment l’ozone, ce qui peut avoir des répercussions supplémentaires sur la qualité de l’air.
Une fois émis dans l’atmosphère, ces polluants peuvent être transportés loin des lieux où les feux font rage, « transformant ainsi des désastres locaux en un épisode régional ou continental affectant la qualité de l’air », commente Copernicus. Ainsi certains panaches de fumée provenant des feux de forêt en Amérique du Nord ont traversé l’Atlantique et atteint certaines régions d’Europe, s’ajoutant aux sources locales de particules fines (PM 2,5).
Une étude universitaire citée par Copernicus prévient à cet égard que l’exposition mondiale aux émissions des incendies de forêt a augmenté de 40 % au cours des vingt dernières années, en raison de la croissance démographique et de l’intensification des incendies liée au changement climatique.
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Chaleur, ozone et incendies : un été 2026 hors norme en Île-de-France pour la qualité de l’air
Airparif, l’association agréée pour la surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France, fait les mêmes constats que Copernicus. Dans une étude sur la qualité de l’air publiée le 1er octobre 2026, l’organisme constate que les températures élevées, l’ensoleillement de l’été 2026, et l’incendie de la forêt de Fontainebleau ont entraîné une importante pollution de l’air francilien. « Le bilan de l’été 2026 illustre le rôle majeur des évolutions météorologiques, en lien avec le changement climatique, sur la qualité de l’air. Fort ensoleillement et températures élevées favorisent la formation d’ozone, tandis que chaleur et sécheresse augmentent les conditions propices aux incendies, dont les fumées peuvent à leur tour entraîner de fortes concentrations de particules », résume Airparif.
Sur l’ensemble de l’été, les températures moyennes en Île-de-France ont dépassé de 3,7°C les normales saisonnières 1991-2020. L’écart atteint même +5,1°C pour les températures maximales. À Paris, 912 heures d’ensoleillement ont été enregistrées, l’été le plus ensoleillé jamais mesuré dans la capitale.
Ces températures très élevées et cet ensoleillement exceptionnel ont créé des conditions particulièrement propices à la formation d’ozone dans l’atmosphère. Au cours de l’été, les experts d’Airparif ont constaté 16 jours d’épisodes de pollution à l’ozone en Île-de-France.
Pour autant, « ce bilan estival rappelle aussi qu’en matière de qualité de l’air, les politiques publiques peuvent donner des résultats positifs et primordiaux pour limiter l’impact du changement climatique sur notre santé. Malgré des températures records, les niveaux d’ozone observés en 2026 sont bien moins importants que ceux relevés il y a trente ans », souligne Airparif.
En effet, si l’été caniculaire de 2003 avait lui aussi été marqué par de très nombreux épisodes de pollution à l’ozone en Île-de-France, les niveaux qui ont été relevés à l’époque étaient « nettement plus élevés » : la concentration maximale en ozone a ainsi atteint 240 µg/m3 le 27 juin 2026, contre 282 µg/m3 le 8 août 2003. Des concentrations supérieures à 300 µg/m3 avaient aussi été relevées en juillet 1994 et août 1998 (357 µg/m³ le 12 juillet 1994 et 340 µg/m³ le 11 août 1998).
« Cette évolution s’explique notamment par la baisse, sur le long terme, des concentrations de certains précurseurs de l’ozone grâce aux politiques publiques mises en place », souligne Airparif, et en d’autres termes à la réduction de la place de la voiture. Pour autant et en dépit de la diminution de ces précurseurs, Airparif prévient que « l’été 2026 a rappelé que des températures très élevées et un ensoleillement exceptionnel restent susceptibles d’entraîner de nombreux épisodes de pollution à l’ozone ».
Les nombreux incendies survenus au cours de l’été ont également dégradé la qualité de l’air à proximité des feux. Airparif a ainsi relevé dans ses stations des concentrations « très élevées » en particules fines dues à l’incendie de la forêt de Fontainebleau : 393 µg/m3 le 14 juillet à Recloses (Seine-et-Marne), à près de 5 km des incendies, soit la deuxième plus haute concentration de particules fines mesurée depuis 20 ans (le maximum était de 503 µg/m³, atteint le 7 septembre 2013 à Auteuil après un tir de feu d’artifice dans la commune de Saint-Cloud). L’impact des fumées d’incendies a aussi touché Bois-Herpin (Essonne), à 20 km des incendies (135 µg/m3), et jusqu’au nord-est de la région Centre-Val de Loire.
Ces fumées n’ont en revanche pas touché l’agglomération parisienne. Les incendies de Gironde n’ont pas non plus entraîné d’impact significatif sur la qualité de l’air francilienne, notamment en raison de l’absence de vents de secteur sud-ouest en juillet 2026, sachant qu’en fonction des conditions météorologiques, l’impact de mégafeux à grandes distances, comme en Gironde en 2022 et au Canada en 2023, peut être décelable jusqu’en Île-de-France, comme le rappelle Airparif.
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Pour en savoir plus
Rapport « CAMS Atmosphere Watch 2026 »
Rapport « CAMS Atmosphere Watch 2026 » – version PDF
Communiqué d’Atmo France : Ozone, pollution sans frontières : l’alerte de Copernicus
Communiqué de presse d’Airparif – un été 2026 hors norme aussi pour la qualité de l’air