Qualité de l’air : quatre polluants présentent des dépassements des normes réglementaires (NO2, PM10, O3, Ni)
Par : Sophie Sanchez
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La qualité de l’air en France continue de s’améliorer sensiblement avec une nette diminution des émissions de nombreux polluants comme le montre le Bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2025 publié le 14 octobre 2026 à l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air par le service statistique (SDES) du ministère chargé de la Transition écologique (MTE). Toutefois des dépassements des normes réglementaires de qualité de l’air et plusieurs épisodes de pollution ont encore marqué l’année 2025.
Le bilan qui présente les principales évolutions de la pollution atmosphérique et les enjeux pour la santé et l’environnement, s’appuie notamment sur les données produites par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA).
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La qualité de l’air constitue un enjeu majeur de santé publique et de protection de l’environnement. Chaque année, le bilan du service des données et études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique dresse un état des lieux des émissions et des concentrations de polluants, des dépassements des normes réglementaires et des épisodes de pollution observés en France.
Ce bilan national s’appuie notamment sur les observations des AASQA, qui assurent la surveillance de la qualité de l’air dans les territoires, ainsi que sur les travaux du Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA), les modélisations de Prev’Air et les données d’émissions du Citepa. Il permet de suivre les évolutions dans le temps, d’identifier les difficultés qui persistent et d’éclairer les politiques publiques en faveur d’une meilleure qualité de l’air.
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La qualité de l’air s’améliore depuis 2000
Diminution importante des émissions de nombreux polluants

Évolution des émissions anthropiques de plusieurs polluants, en indice base 100 des émissions en 2000 – Source : Citepa, avril 2026/SDES, octobre 2026
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Le bilan confirme une diminution importante des émissions de nombreux polluants atmosphériques depuis 2000, en lien avec les politiques et actions engagées dans les transports, l’industrie, le chauffage et d’autres secteurs d’activité. Le MTE fait valoir que « ces améliorations font suite à la mise en œuvre de stratégies et plans d’action nationaux et territoriaux pour réduire les émissions dans différents secteurs d’activité ».
Ainsi entre 2000 et 2025, les émissions nationales ont notamment diminué de :
- 64 % pour les oxydes d’azote (NOx), principalement émis par les processus de combustion, notamment dans les transports ;
- 57 % pour les particules fines PM2,5, émises notamment par le chauffage, les transports et certaines activités industrielles et agricoles ;
- 51 % pour les particules PM10 ;
- 89 % pour le dioxyde de soufre (SO2), principalement associé aux activités industrielles.
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-des plans d’action fixant les orientations et mesures visant à prévenir ou réduire localement la pollution atmosphérique, notamment dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants et dans les zones où les normes sont dépassées ;
– des mesures d’urgence à déployer en cas de pic de pollution.
Si des progrès importants ont été réalisés, la persistance de dépassements des normes réglementaires rappelle que la qualité de l’air demeure un enjeu de santé publique et nécessite la poursuite des actions engagées, souligne le ministère de la Transition écologique dans le bilan de la qualité de l’air pour l’année 2025.
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Baisse des concentrations dans l’air des principaux polluants, excepté l’ozone

Évolution des concentrations moyennes annuelles pour le SO2, le NO2, les PM10 et les PM2,5 et des concentrations en pic saisonnier pour l’O3 en fond urbain, en indice base 100 des concentrations en 2000 (2009 pour les PM 2,5) – Source : Geod’air (base de données de référence sur la qualité de l’air en France), SDES, octobre 2026
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Ces évolutions se traduisent par une baisse des concentrations dans l’air de la plupart des polluants suivis sur le long terme. Ainsi sur la même période, les concentrations annuelles en dioxyde d’azote (NO2), particules PM10 et PM2,5 et dioxyde de soufre (SO2) qui caractérisent la qualité de l’air que l’on respire, ont également baissé.
Toutefois, celles en NO₂, PM10 et PM2,5 ont en revanche légèrement augmenté en 2025 par rapport à 2024, avec un retour aux niveaux de 2023 pour les PM10 et PM2,5. Les teneurs en ozone (O3) en pic saisonnier, polluant dont la formation est notamment dépendante des conditions météorologiques, ont augmenté entre 2024 et 2025.
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Des dépassements des normes réglementaires de qualité de l’air persistent dans 18 agglomérations

Qualité de l’air des agglomérations françaises en 2025 – Source : MTE/SDES, octobre 2026
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En dépit de ces améliorations, des dépassements des normes réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé sont observés en 2025, en France, pour quatre des douze polluants qui font l’objet de normes réglementaires de qualité de l’air aux niveaux national et européen. Il s’agit du dioxyde d’azote (NO2) et des particules (PM10) pour lesquels les normes doivent être respectées obligatoirement (valeurs limites), et l’ozone (O3) et le nickel (Ni) pour lesquels les normes sont à respecter dans la mesure du possible (valeurs cibles).
À noter, en revanche, s’agissant des PM2,5, aucune agglomération n’a enregistré de dépassement de la norme réglementaire de qualité de l’air en vigueur en 2025. En outre, l’objectif de réduction de l’exposition en fond urbain aux PM2,5 est respecté depuis 2014 en France.
Ainsi 18 agglomérations françaises parmi les 284 agglomérations ayant disposé d’un suivi par mesures ont enregistré des dépassements d’au moins une norme réglementaire de qualité de l’air en 2025 sachant que ces dépassements sont limités pour le NO2, les PM10 et le Ni mais encore élevés pour l’O3.
- Quatre agglomérations – Paris, Marseille, Montpellier et Perpignan – ont dépassé en 2025 la valeur limite annuelle de dioxyde d’azote (NO₂), fixée à 40 µg/m³ – ce qui correspond à 2,5 % des agglomérations concernées par des dépassements, plus qu’en 2024 (1,2 % soit deux agglomérations) mais nettement moins que durant la décennie 2000 (12 à 26 % des agglomérations en dépassement selon les années sur la période 2000-2010) ;
- Une agglomération – Mamoudzou, à Mayotte -, n’a pas réussi à contenir en 2025 le niveau des particules PM10 à celui requis par la norme règlementaire journalière (50 µg/m³) vraisemblablement en raison de la remise en suspension de particules au sol par le trafic routier (routes non goudronnées) – mais en d’autres termes, le taux d’agglomération en dépassement n’excède pas 0,61 % en 2025 dans ce domaine, à comparer à 19 % des agglomérations en 2011 ;
- Treize agglomérations n’ont pas respecté la norme réglementaire pour l’ozone (O3) (120 µg/m³ en moyenne sur 8 heures par jour, à ne pas dépasser plus de 25 jours par année civile) sur 2023-2025, contre dix-sept agglomérations sur la période 2022-2024. Bien qu’encore conséquent, ce nombre est le plus faible jamais observé depuis 2000 avec 7,7 % des agglomérations concernées contre 66 % dans la première moitié des années 2000. Les agglomérations concernées sont de tailles très variables : deux d’entre elles comptent plus d’un million d’habitants (Lyon et Marseille-Aix-en-Provence), 46 % d’entre elles moins de 100 000 habitants et même, pour 31 % d’entre elles, moins de 25 000 habitants. Ces agglomérations se situent dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne Rhône-Alpes et Grand Est. Quelques dépassements sont également mesurés hors agglomération dans ces mêmes régions, comme pour la période 2022-2024 ;
- Une agglomération, l’agglomération de Béthune sous influence industrielle, sur la plateforme industrielle d’Isbergues, excède en 2025 la norme règlementaire pour le Nickel fixée à 20 ng/m3 en moyenne annuelle. Cette situation perdure depuis plusieurs années avec une concentration annuelle en augmentation de 2016 (29 ng/m3 _ nanogramme par mètre cube) à 2020 (85 ng/m3) puis une concentration annuelle supérieure ou égale à 58 ng/m3 les années suivantes (67 ng/m3 en 2025). Le MTE précise que le principal industriel concerné a réalisé des études relatives à la connaissance et la maîtrise des émissions diffuses et canalisées de Nickel de son site et met en place un plan d’action visant à réduire ses émissions. Par arrêté du 7 janvier 2025, le préfet du Pas-de-Calais a imposé à cet exploitant de nouvelles mesures destinées à renforcer la surveillance et réduire les émissions de Nickel. Cependant, les mesures mises en œuvre par l’exploitant n’ayant pas permis de respecter la norme réglementaire en 2025, celui-ci a été mis en demeure de la respecter dans un délai d’un an par arrêté du 10 avril 2026. Par ailleurs, par arrêtés du 4 février 2025, le préfet a prescrit des dispositions à trois autres exploitants de la plateforme industrielle d’Isbergues, afin d’améliorer le suivi et le contrôle de leurs émissions de Nickel.
De manière générale, le MTE note toutefois que des progrès significatifs ont été réalisés : pour le NO2 et l’O3, l’ampleur des dépassements des normes règlementaires de qualité de l’air est plus faible que par le passé ; pour le NO2 et les PM10, le nombre d’agglomérations présentant des dépassements de normes réglementaires a diminué.
Ainsi en Île-de-France et sur la métropole de Lyon, le nombre estimé de personnes exposées à des dépassements pour le NO2 a fortement diminué et est même nul à Lyon depuis 2024.
Ainsi de 2019 à 2025, seule l’agglomération de Paris a connu chaque année des dépassements de la norme réglementaire annuelle de qualité de l’air en NO2 fixée pour la protection de la santé humaine mais avec une baisse dans l’intensité des dépassements. Ainsi selon Airparif, pour le NO2, l’ampleur de ces dépassements et le nombre estimé de personnes qui y sont exposées ont drastiquement diminué sur cette période, en passant de 500 000 personnes exposées en Île-de-France en 2019 à 1 500 en 2025 (à comparer à 60 000 en 2021, 40 000 en 2022 et 5 000 en 2023) avec toutefois une légère hausse entre 2024 et 2025 (800 en 2024). Cette baisse de 40 % des concentrations annuelles en NO2 à Paris entre 2012 et 2022 s’explique pour moitié par la modernisation du parc roulant, pour un quart par la réduction du trafic routier et pour le quart restant par des mesures prises pour d’autres sources de pollution à Paris et au-delà.
Dans la métropole de Lyon, la population potentiellement exposée à ces dépassements est passée de 15 200 personnes en 2019 à aucune depuis 2024.
Dans ce cadre, l’ozone reste toutefois un enjeu particulier. Contrairement à la plupart des autres polluants, ses concentrations ne présentent pas de tendance significative à la baisse depuis 2000.
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Six épisodes de pollution d’ampleur nationale en 2025

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Épisodes de pollution d’ampleur nationale et locaux aux Antilles et en Guyane – Source : MTE/SDES, octobre 2026
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La France demeure confrontée à des épisodes de pollution durant lesquels les seuils d’information et de recommandation ou d’alerte sont dépassés. Ainsi l’année 2025 a également été marquée par six épisodes de pollution d’ampleur nationale en France hexagonale :
- Trois épisodes liés aux particules PM10, en janvier, mars et novembre – durant ces épisodes, les particules provenaient du chauffage au bois, du trafic routier, de l’activité industrielle et agricole, dans des proportions variables selon les épisodes et brumes de sable saharien en novembre ;
- Trois épisodes liés à l’ozone, en juin et début juillet, avec des concentrations plus élevées qu’en 2024.
Aux Antilles et en Guyane, plusieurs épisodes locaux de pollution aux particules ont également été observés, notamment sous l’effet des brumes de sable du Sahara.
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De nouvelles réductions d’émissions à atteindre au 1er janvier 2030

Nouvelles normes règlementaires de qualité de l’air en 2030 et en 2050 – exemple des valeurs moyennes annuelles pour le dioxyde d’azote (NO2) et les particules d’un diamètre inférieur à 10 et 2,5 μm (PM10, PM2,5) – en vert, les niveaux règlementaires actuels, en bleu foncé les seuils retenus pour 2030, en bleu clair, l’alignement probable en 2050 sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) – Source : LCSQA
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La directive européenne révisée (2024/2881) concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe (lire notre article), entrée en vigueur en fin d’année 2024, doit être transposée dans le droit national en décembre 2026. Cette directive aligne davantage les normes de qualité de l’air de l’UE pour 2030 sur les valeurs-guides de l’Organisation mondiale de la santé et fixe notamment des objectifs en termes de qualité de l’air à atteindre en 2030 plus stricts pour plusieurs polluants dont les particules fines (PM10 et PM2,5), le dioxyde d’azote (NO2) et le dioxyde de soufre (SO2).
Ainsi les valeurs limites à atteindre au 1er janvier 2030 passent en moyenne annuelle à
- 20 µg/m³ pour le NO2 (contre 40 actuellement),
- à 20 µg/m³ pour les PM10 (contre 40 actuellement)
- et à 10 µg/m³ pour les PM2,5 (contre 25 actuellement).
Or en 2025 dans les stations de mesure de fond urbain, ces concentrations sont comprises entre 2 et 27 µg/m3 pour le NO2, entre 8 et 22 µg/m3 pour les PM10 et entre 4 et 13 µg/m3 pour les PM2,5 d’après le bilan 2025 de la qualité de l’air.
En outre, sur l’ensemble des stations de mesure du territoire national, les concentrations moyennes annuelles sont 1,9 fois plus élevées à proximité du trafic routier qu’en fond urbain pour le NO2, 1,3 fois pour les PM10 et 1,2 fois pour les PM2,5.
Sur les 28 agglomérations de plus de 250 000 habitants suivies, 17 dépassent les 20 µg/m³ de NO2 sur au moins une station, dont Paris; Marseille et Montpellier. Pour tenir les plafonds européens de 2030, la France doit donc encore réduire ses rejets d’oxydes d’azote et de PM2,5 de 10 à 30 % par rapport à 2024.
Parmi les changements apportés, la directive abaisse également, comme le rappelle le MTE, le nombre de jours de dépassement autorisés de la valeur cible pour l’O3 qui passe de 25 jours actuellement à 18 jours à compter de 2030, sans en changer la valeur. Elle impose également l’établissement de plans d’action spécifiques en cas de niveaux d’O3 supérieurs à celles-ci. Ces évolutions permettront de renforcer la lutte contre la pollution à l’O3, ainsi que contre le changement climatique. Or sur la période 2023-2025, 13 agglomérations dépassent déjà la valeur cible, qui tolère 25 jours de dépassement par an en moyenne.
Afin de se préparer à ces enjeux, le Conseil national de l’air (CNA) réunissant experts et parties prenantes, a publié plusieurs recommandations concernant la pollution à l’O3 comme le précise le bilan 2025 :
– l’amélioration des connaissances scientifiques et techniques ainsi que le renforcement des travaux de recherche, notamment dans l’optique d’améliorer la surveillance et la compréhension de ce polluant à la chimie complexe, ainsi que ses impacts sur la santé et la biodiversité et ses liens avec le changement climatique ;
– la mise en œuvre et l’expérimentation de mesures visant à réduire les concentrations d’O3 par la réduction des émissions de ses précurseurs ;
– la coordination et le dialogue entre les acteurs à plusieurs échelles : locale, régionale, nationale et internationale ;
– l’adoption d’une stratégie cohérente de communication, de formation et de sensibilisation des acteurs et des citoyens à propos de l’O3.
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- Seuil d’information et de recommandation : 180 µg/m³ en moyenne horaire ;
- Seuil d’alerte : 240 µg/m³ en moyenne horaire ;
- Objectif de qualité annuel : 120 µg/m³ en moyenne sur 8 heures par jour, à ne pas dépasser plus de 25 jours par année civile ;
- Valeur cible européenne : 120 µg/m³ en moyenne sur 8 heures par jour, à ne pas dépasser plus de 25 jours par année civile en moyenne sur 3 ans.
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Qualité de l’air, climat et santé : des enjeux étroitement liés
Le bilan 2025 de la qualité de l’air rappelle les interactions entre pollution atmosphérique, changement climatique et activités humaines. Les transports, le chauffage, l’industrie ou encore l’agriculture contribuent, à des degrés divers, aux émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre.
L’ozone illustre particulièrement ces liens : sa formation est favorisée par les fortes chaleurs et l’ensoleillement. Le méthane, puissant gaz à effet de serre, participe également à sa formation.
Ces interactions soulignent l’intérêt d’articuler les politiques de qualité de l’air, de climat et de transition énergétique, au bénéfice de la santé humaine et des écosystèmes.
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Pour en savoir plus
Qualité de l’air en France en 2025 : les chiffres clés du bilan ministériel – Atmo France
Bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2025- SDES/MTE
Synthèse du bilan de la qualité de l’air extérieur en France – SDES/MTE