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Nouvelle preuve des effets sur la santé des particules émises par les véhicules motorisés

  • Réf. : 2020_02_b02
  • Publié le: 4 février 2020
  • Date de mise à jour: 6 février 2020
  • International

Le 23 janvier 2020, les résultats d’une étude sur les liens entre l’exposition aux particules (PM10 et PM2,5) provenant du trafic routier et les pneumonies d’origine bactérienne ont été publiés dans le revue scientifique Journal of Allergy and Clinical Immunology (JACI). L’étude, menée par une équipe de chercheurs de deux universités britanniques (University of Liverpool, Queen Mary University of London) et d’une université irlandaise (Trinity College, Dublin), avait pour objectif de déterminer si l’exposition aux PM10 et aux PM2,5 pourrait conduire à ce que la présence (sans symptôme), dans les voies respiratoires supérieures (nez, pharynx), de bactéries pneumocoques (Streptococcus pneumoniae) entraîne des infections pneumococciques invasives (pneumonies notamment).

Les chercheurs ont montré que l’exposition aux PM10 et aux PM2,5 émises à l’échappement des véhicules motorisés peut perturber la fonction des macrophages (voir encadré ci-dessous) dans les voies respiratoires supérieures chez l’être humain puisque ces particules provoquent une congestion de ces macrophages, ce qui conduit à réduire leur capacité à éliminer les pneumocoques. Ainsi, ces pneumocoques se disséminent plus facilement jusqu’aux poumons et provoquent des inflammations pulmonaires, voire à terme des infections (pneumonies).

 

Les macrophages

Les macrophages sont des cellules d’origine sanguine localisées dans les tissus (foie, poumons, ganglions lymphatiques, rate…) pouvant être soumis à des infections ou à une accumulation de débris à éliminer. Une des principales fonctions de ces macrophages est la phagocytose (ingestion de bactéries, levures, débris cellulaires…). Ce sont donc des acteurs de l’immunité innée, puisqu’ils phagocytent des éléments non spécifiques. Ils sont attirés vers le lieu d’une inflammation par chimiotactisme.

(Source : Futura Santé).

 

Les auteurs concluent entre autres que la diminution de la capacité des voies respiratoires exposées aux PM10 et aux PM2,5 émises à l’échappement à éliminer des infections semble jouer un rôle très important dans la hausse des maladies pneumococciques invasives (pneumonies,…). Cette étude souligne donc le besoin de réduire les émissions de ces particules liées au trafic routier. Ces résultats viennent étayer ceux d’une autre étude sur les effets sanitaires nocifs de ces particules provenant de l’abrasion des plaquettes de frein du trafic routier, publiés le 9 janvier 2020 (lire notre article sur ce sujet).

 

En savoir plus

Voir synthèse du Air Quality Network (Royaume-Uni), abstrait de l’article et article intégral en PDF ou en html.

Consulter le chapitre de notre rapport d’inventaire Secten dédié aux particules fines, à leurs sources et à leurs effets.

Visualiser les émissions de particules fines en France: PM10  |  PM2,5

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