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Journal de la COP-26 | Jour 3 : Programme de la troisième journée

  • Réf. : 2021_11_a01
  • Publié le: 2 novembre 2021
  • Date de mise à jour: 3 novembre 2021
  • International

Pour le déroulement global et les enjeux de la Conférence de Glasgow sur le Climat, lire notre article.

 

Programme de la 3e journée – le 2 novembre 2021

Sommet des dirigeants mondiaux

Suite de la première partie du segment de haut niveau (High Level Segment). Aujourd’hui, cette séquence réunit les Chefs d’Etat ou de Gouvernement de 56 pays dans le cadre du sommet des dirigeants mondiaux. Ces dirigeants vont prononcer des allocutions nationales.

La deuxième partie du segment de haut niveau aura lieu les 9-10 novembre 2021. Elle rassemblera les Ministres du Climat, de l’Energie et/ou de l’Environnement et les chefs de délégation des 197 Parties à la CCNUCC.

En savoir plus

Programme global provisoire

Programme du jour en détail (le programme de la journée indiquée est mis en ligne la veille au soir)

Sommet des dirigeants mondiaux

Liste de pays dont le Chef d’Etat ou de Gouvernement prononcera une allocution nationale lors du sommet des dirigeants mondiaux

Liste des 56 Chefs d’Etat ou de Gouvernement qui vont prononcer une allocution nationale, le 2 nov. 2021, lors du sommet des dirigeants mondiaux

Suivre les allocutions via ce lien vidéo

Allocutions nationales, autres discours et déclarations

Segment de haut niveau

Programme de la Présidence (en détail)

 

Poursuite des négociations

Les cinq organes de la CCNUCC (COP, CMA, CMP, SBSTA et SBI) poursuivront les négociations formelles sur la base de leurs programmes de travail respectifs adoptés le 31 octobre 2021 (lire notre article).

 

Forêts et utilisation des terres : événement organisé par la Présidence britannique

La Présidence britannique de la COP-26 organise ce matin un événement, dans le cadre du sommet des dirigeants mondiaux, sur les forêts et l’utilisation des terres. Elle convoque les Gouvernements nationaux, les entreprises, les acteurs de la finance et d’autres acteurs non-étatiques en vue d’accroître l’ambition sur la gestion des forêts. L’objectif de l’événement est de montrer comment les actions ciblant les forêts peuvent contribuer à faire en sorte que l’objectif de +1,5°C demeure réalisable, à soutenir les populations locales de façon durable et à concrétiser les objectifs fixés en matière d’adaptation et de financement.

Au total, les dirigeants mondiaux de 105 pays (dont la France), représentant plus de 86% des forêts mondiales, ont convenu de collaborer pour s’engager à mettre fin à et inverser la déforestation et la dégradation des terres d’ici 2030 dans le cadre de la déclaration des dirigeants de Glasgow sur les forêts et l’utilisation des terres. Cette déclaration politique, à caractère volontaire et qui ne fait pas partie du processus formel de négociations, sera formellement lancée ce matin.

En savoir plus

La page du Gouvernement britannique consacrée à l’événement

Le texte de la déclaration et la liste des pays qui la cautionnent (au 1er nov. 2021)

 

 

Dialogue d’experts dans le cadre du 2e réexamen périodique

2 novembre 2021 : suite de la 2e réunion du dialogue structuré d’experts dans le cadre du 2e réexamen périodique.

Voir note d’information rédigée par les co-facilitateurs pour orienter et nourrir les travaux de la 2e réunion, publiée le 20 octobre 2021.

En savoir plus sur le premier et le deuxième réexamen périodique

Le premier réexamen périodique (periodic review)

Dans sa décision 1/CP.16 [adoptée à Cancún, fin 2010 (Voir paragraphes 4 et 138 à 140)], la COP a décidé de réexaminer périodiquement, d’une part, l’adéquation de l’objectif à long terme de 2°C à la lumière de l’objectif ultime de la CCNUCC et, d’autre part, les progrès vers la réalisation de l’objectif de 2°C. Cet examen devait notamment tenir compte :

  • des meilleures connaissances scientifiques disponibles, y compris des rapports d’évaluation du GIEC,
  • des impacts du changement climatique observés,
  • d’une évaluation de l’impact agrégé global des actions mises en œuvre par les Parties afin d’atteindre l’objectif ultime de la CCNUCC,
  • de la possibilité de renforcer l’objectif de 2°C, c’est-à-dire de le ramener à 1,5°C [soit en parallèle du 5e rapport d’évaluation du GIEC. Cette disposition implique de fait que l’objectif de 2°C ne suffira pas pour respecter l’objectif ultime de la CCNUCC].

 

Ce réexamen a été mené sur la période 2013-2015. La COP devait mettre en œuvre des actions pertinentes basées sur les résultats du réexamen.

 

A la COP-18 [Doha, fin 2012], la COP a décidé de mettre en place un “dialogue structuré d’experts” (Structured Expert Dialogue (ou SED) visant à soutenir le travail d’un groupe de contact conjoint SBSTA/SBI afin de garantir l’intégrité scientifique du réexamen par le biais d’un échange ciblé de points de vue, d’informations et d’idées.

 

Au terme de ses travaux, le SED a publié son rapport final le 4 mai 2015, puis l’a présenté le 2 juin 2015 lors d’une réunion conjointe des deux organes subsidiaires SBSTA et SBI en marge de la 9e partie de la 2e session de négociation du groupe de travail ADP (ADP-2-9). Ce rapport synthétise le dialogue direct entre plus de 70 experts et Parties sur les deux axes du réexamen (voir la première phrase de cet encadré). Il est composé d’un résumé technique et une compilation des rapports de synthèse des quatre sessions du SED. Le résumé technique formule 10 messages clés récapitulant les principaux résultats des travaux du SED :

  • un objectif à long terme en termes de limite de température s’avère très utile,
  • si nous voulons atteindre cet objectif […], il faut agir le plus rapidement possible et avec détermination. Limiter le réchauffement planétaire à un niveau inférieur à 2°C nécessite une transition radicale (décarbonisation profonde dès maintenant), et non pas uniquement une légère modification des tendances actuelles,
  • l’évaluation de l’adéquation de l’objectif de 2°C implique des évaluations de risques et des jugements de valeur, non seulement au niveau mondial, mais aussi aux niveaux régional et local,
  • d’importants impacts du changement climatique se font déjà sentir et un réchauffement d’une magnitude plus élevée ne fera qu’augmenter le risque d’impacts plus graves, généralisés et irréversibles,
  • le seuil de 2°C devrait être considéré comme une “ligne de défense” [un plafond] alors qu’une hausse de moins de 2°C serait préférable,
  • limiter la hausse des températures moyennes mondiales à un niveau inférieur à 2°C est encore possible et apportera de nombreux co-bénéfices, mais pose d’importants défis technologiques, économiques et institutionnels,
  • nous savons comment mesurer [évaluer] les progrès concernant l’atténuation mais des difficultés subsistent quant à l’évaluation de l’adaptation,
  • les Parties ne sont pas en bonne voie pour atteindre l’objectif de 2°C mais les politiques de réduction efficaces sont connues et leur mise en œuvre doit être accélérée d’urgence,
  • nous avons pris connaissance, via divers processus, notamment ceux menés dans le cadre de la CCNUCC, des efforts consentis pour accélérer et amplifier les actions climat par le financement, le transfert de technologies et le renforcement des capacités,
  • si les connaissances scientifiques sur le seuil de 1,5°C sont moins solides et robustes, il faudrait néanmoins consentir des efforts pour ramener la “ligne de défense” au plus bas niveau possible.

 

La décision 10/CP.21 sur le réexamen 2013-2015 [adoptée lors de la COP-21] prend note du travail accompli par le SED. Ce travail a débouché sur l’adoption des objectifs à long terme (+2°C et si possible +1,5°C) dans le cadre de l’Accord de Paris (article 2).

 

Le 2e réexamen périodique

Lors de la COP-21, la COP a mandaté conjointement le SBSTA et le SBI pour réfléchir à la portée du 2e réexamen périodique en vue de transmettre une recommandation pour examen par la COP, au plus tard, en 2018 [COP-24]. Le dialogue structuré d’experts sera convoqué à nouveau concomitamment avec le prochain réexamen périodique.

Le SBSTA et le SBI ont démarré les travaux de réflexion mais ont décidé en 2017 de les suspendre (cf. décision 18/CP.23 adoptée lors de la COP-23), dans l’attente des résultats du dialogue de Talanoa et de la décision sur le bilan mondial (Global Stocktake ou GST), prévu tous les cinq ans à partir de 2023 (au titre de l’article 14 de l’Accord de Paris), décision qui a été adoptée à Katowice (décision 19/CMA-1) dans le cadre des règles de mise en œuvre de l’Accord de Paris. Au titre de la décision 18/CP.23, le SBSTA et le SBI devait reprendre leur réflexion sur la portée du prochain examen périodique à leur session de juin 2019 en vue de formuler pour examen à COP-25 une recommandation tenant compte de la décision 19/CMA-1 et les résultats du dialogue de Talanoa (décision 1/CP.24, section V).

Le sujet a été repris par le SBSTA et le SBI lors de leur 50e session (17-27 juin 2019 à Bonn). Les Parties ont commencé à élaborer une recommandation pour la COP. Les discussions ont fait ressortir des divergences sur le champ du 2e réexamen périodique de l’objectif de 2°C, plusieurs pays en développement insistant sur le besoin de terminer cet axe des travaux, notamment en raison d’éventuelles redondances avec le bilan global (Global stocktake ou GST), prévu par l’article 14 de l’Accord de Paris. D’autres Parties ont souligné qu’il y a complémentarité et synergie entre le réexamen périodique et le GST. Au terme de la 50e session à Bonn, les Parties ont convenu de poursuivre l’examen de cette question à leur 51e session (Madrid, 2-9 déc. 2019) en vue d’adresser à la COP une recommandation pour examen. Etant donné leurs divergences à Madrid, les discussions n’ont pu aboutir et elles ont été reprises dans le cadre de réunions bilatérales sous le pilotage de la Présidence chilienne.

Lors de la COP-25 (décembre 2019), la décision 5/CP.25 (relative à la portée du réexamen périodique de l’objectif à long terme de la CCNUCC (+2°C et +1,5°C) et des progrès collectifs mondiaux réalisés pour l’atteindre) fixe les dates et la durée du 2e réexamen : du 2e semestre 2020 à 2022. Le 2e réexamen périodique est mené avec l’aide conjointe du SBSTA et du SBI. Par ailleurs, la COP-25 a convenu, dans cette décision, que les résultats du 2e réexamen périodique n’entraîneront pas une modification ou une redéfinition de l’objectif global à long terme. L’exercice prévoit, comme pour le 1er réexamen, un dialogue structuré d’experts (Structured Expert Dialogue ou SED) qui se concrétise par trois réunions :

La première réunion a eu lieu en deux parties en raison de la perturbation du calendrier suite à la pandémie du Covid-19 :

Voir résumé de la première réunion.

 

L’éclairage du Citepa

De la COP-25 à la COP-26 : nouveau dossier de fond du Citepa

Le Citepa vient de publier un dossier de fond sur les enjeux de la COP-26 et les avancées de l’action climat internationale depuis la COP-25. Pour vous permettre d’avoir un décryptage clair, précis et objectif, ce dossier de fond vous fournit des éléments de contexte et les résultats de plusieurs événements-clés :

  • Que s’est-il passé à la Conférence de Madrid sur le Climat, dont la COP-25 (décembre 2019) ? Quels ont été les points de blocage ?
  • L’année 2020, année exceptionnellement sans COP, a cependant été l’occasion de quelques évènements internationaux (Dialogues sur le climat, Sommet ambition climat, session SBSTA/SBI,…). Quelles avancées ont été obtenues ? Quels sont les points de blocage ?
  • Quels sont les enjeux de la COP-26 ?

Lire le dossier de fond.

 

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