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Zinc (format Secten)

Evolution des émissions de Zn de 1990 à 2018 pour la France métropolitaine (en t)

Télécharger les données par gaz, par secteur et sous-secteur, et le rapport Secten comprenant les analyses détaillées

Enjeux

Sources principales

Tous les secteurs contribuent aux émissions de zinc (Zn) de la France métropolitaine dans des proportions très variables et les principales sources d’émissions sont :

  • l’industrie manufacturière notamment la métallurgie des métaux ferreux,
  • le secteur des transports,
  • le secteur résidentiel/tertiaire.

Objectifs de réduction

Aucun objectif de réduction ou limite d’émission de sélénium ne doit être respecté par la France.

Enjeux méthodologiques et incertitudes

Pour une présentation très détaillée des méthodologies d’estimation des émissions, téléchargez la dernière édition de notre rapport méthodologique « Ominea ». Au global, on estime l’incertitude (en niveau) sur ce polluant à 97 %.

A noter

La part hors total des émissions de zinc provient uniquement du transport maritime international et représente une proportion relative faible et quasi-constante des émissions du total national (inférieur à 0,5 %). Aucune émission naturelle (volcanisme, foudre, émissions de COV de la végétation…) de zinc n’est calculée.

 

Tendance générale

En 2018, le transport routier est le secteur prédominant dans les émissions de Zn de la France métropolitaine.

Dans le secteur du transport routier, les émissions proviennent à la fois de la consommation des carburants et d’une partie de l’huile moteur, pour tous les types de véhicules, ainsi que de l’abrasion des routes, de l’usure des pneumatiques et des freins. Cette dernière est d’ailleurs majoritaire dans les émissions imputées au transport routier (70%). Le niveau des émissions fluctue relativement peu sur la période 1990-2018. Depuis 2010, on observe une légère tendance à la hausse.

Dans l’industrie manufacturière, la métallurgie des métaux ferreux est prédominante (51%), en particulier du fait des émissions induites par les aciéries électriques. La baisse des émissions dans ce secteur entre 1990 et 2018 s’explique par l’efficacité des techniques de réduction mises en place dans les aciéries électriques. Toutefois, selon la variabilité du fonctionnement de ces aciéries, ce secteur est la cause principale de l’augmentation ponctuelle des émissions totales de zinc observée. La fermeture, en 2003, d’un important site de la métallurgie des métaux non ferreux a conduit à la réduction des émissions de ce secteur.

Dans le secteur résidentiel/tertiaire, les émissions, qui proviennent majoritairement du sous-secteur résidentiel, sont engendrées par la consommation de bois. Les baisses régulières observées sur la période s’expliquent par l’amélioration des performances des équipements individuels de combustion du bois.

Enfin, concernant le secteur de la transformation d’énergie, les émissions sont induites par les usines d’incinération de déchets non dangereux (UIDND) avec récupération d’énergie (plus d’un tiers des émissions de ce secteur en 2018) et par le chauffage urbain (également plus d’un tiers des émissions). Dans ce secteur, la réduction importante des émissions de Zn sur l’ensemble de la période est liée à la mise en œuvre de techniques de réduction nécessaires au respect des valeurs limites définies dans les arrêtés du 25 janvier 1991 et du 20 septembre 2002 pour les UIDND.

Au total, entre 1990 et 2018, les émissions de Zn ont diminué d’un facteur supérieur à 4. Cette baisse est observée principalement dans le secteur de l’industrie manufacturière.

 

Évolution récente

Lors des dernières années, on observe une stabilisation des émissions de Zn, les variations dans les différents secteurs se compensant. Ainsi la légère hausse dans le transport routier est compensée par la baisse des émissions dans le secteur résidentiel ou par celle au sein de l’industrie.

 

Part des émissions liée aux combustibles

Les émissions énergétiques de zinc représentent une faible part des émissions totales de ce polluant en 1990 (13 %) et dont la proportion a augmenté relativement avec la baisse des émissions non-énergétiques pour atteindre 33% en 2018. Les combustibles bois, déchets municipaux et huiles et solvants usagés sont responsables de la majorité de ces émissions énergétiques (93 % en 1990 contre 95 % en 2018) et leurs émissions ont diminué de 42 % sur la période considérée.

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