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Journal de la COP-25 | Jour 9 : retour sur la 9e journée

  • Réf. : 2019_12_a15
  • Publié le: 11 décembre 2019
  • Date de mise à jour: 11 décembre 2019
  • International

Pour le déroulement global et les enjeux de la Conférence de Madrid sur le Climat, lire notre article sur le sujet.

Rappel des cinq organes de prise de décision en session à la Conférence de Madrid

  • trois organes de prise de décision formelle:
    • Conférence des Parties (COP) à la Convention Climat (CCNUCC)
    • Réunion des Parties (CMP) au Protocole de Kyoto,
    • Réunion des Parties à l’Accord de Paris (CMA).
  • deux organes subsidiaires de la CCNUCC :
    • mise en œuvre (SBI)
    • conseil scientifique et technologique (SBSTA).

 

La journée du mardi 10 décembre a été surtout marquée par la première partir du segment ministériel. Voir les discours et déclarations des Chefs d’Etat et de Gouvernement de six pays et ceux des Ministres de 73 pays qui sont intervenus. Voir liste des participants de haut niveau pour cette première partie du segment ministériel. Voir communiqué de la CCNUCC.

Pour ce qui est des négociations sur les sujets restés en suspens faute de consensus, elles se déroulent sous le pilotage de la Présidence chilienne de la COP ou à huit clos. Très peu d’informations sont disponibles pour l’instant.

Certains observateurs ont signalé que plusieurs sujets de négociation à l’ordre du jour du programme de travail des deux organes subsidiaires (SBSTA et SBI) n’ont pas fait l’objet d’un consensus parmi les Parties et qu’ils ont donc dû les renvoyer à la COP pour de nouvelles consultations pendant la 2e semaine de la Conférence. A noter que cette année, le SBSTA et le SBI ont terminé leurs travaux plus tardivement (lundi 9 décembre) ; d’habitude ils se terminent le samedi de la première semaine de la Conférence.

Enfin, l’ancien envoyé spécial de l’ONU pour l’action climat, Michael Bloomberg (lire notre article sur ce sujet), a remis le troisième rapport dans le cadre de l’Engagement des Etats-Unis (America’s Pledge) à la Secrétaire exécutive de la CCNUCC, Patricia Espinosa. Voir synthèse du rapport, rapport intégral et fiche d’information (1 page).

 

Etats-Unis : Action des acteurs non-étatiques

Quatre jours après l’annonce du retrait de l’Accord de Paris par le Président des Etats-Unis, Donald Trump, le 5 juin 2017, Michael Bloomberg [ancien Maire de New York de 2002 à 2013 et alors envoyé spécial pour les villes et le changement climatique] a adressé conjointement au Secrétaire-Général des Nations Unies, Antonio Guterres, et à la Secrétaire Exécutive de la CCNUCC, Patricia Espinosa, une lettre recensant 1 219 signataires de l’engagement des Etats-Unis (America’s pledge). Dans un élan de solidarité inédite, les Maires de 125 villes (dont New York, Boston, Atlanta, Los Angeles, Houston, Pittsburgh,…), neuf Etats fédérés (Californie, Connecticut, Caroline du Nord, Oregon, New York, Rhode Island, Virginie, Washington, Hawaii), 902 entreprises et investisseurs, ainsi que 183 universités et autres instituts techniques de formation, ont fait une déclaration intitulée “We are still in” (Nous restons [dans l’Accord de Paris]). L’ensemble des signataires ont déclaré leur intention de pallier les manquements de l’Etat fédéral et de contribuer à réaliser les objectifs de réduction inscrits dans la NDC des Etats-Unis par l’administration Obama. Aujourd’hui, cette coalition rassemble plus de 3 800 membres.

Jusque-là, dans le cadre de l’engagement des Etats-Unis, deux rapports ont été publiés [novembre 2017 et septembre 2018 (synthèse et rapport intégral)] présentant une description et une évaluation de l’action climat infranationale aux Etats-Unis par les acteurs non-étatiques. Selon le 2e rapport de septembre 2018, sur la base des engagements actuels au niveau fédéral et du secteur privé, le pays a réalisé presque la moitié de l’objectif fixé par l’ancien Président Barack Obama, souscrit au titre de l’Accord de Paris (-26 à -28% en 2025, base 2005) et soumis le 3 septembre 2016 dans le cadre de la NDC des Etats-Unis. Quant aux projections, le rapport table sur une réduction de 17% en 2025 (base 2005), soit deux-tiers de l’objectif de l’ancien Président Obama. Voir également la plaquette publiée le 28 septembre 2019 présentant une mise à jour l’action des acteurs non-étatiques en amont de la publication du 3e rapport dans le cadre de l’engagement des Etats-Unis.

Toujours le 1er juin 2017, les Gouverneurs des Etats de Californie, de New York et de Washington ont créé l’Alliance étatsunienne pour le Climat (United States Climate Alliance) pour rassembler les Etats fédérés qui s’engagent à réaliser les objectifs de réduction fixés dans la NDC par l’ancienne administration, et à respecter, voire dépasser, les objectifs fixés dans le cadre du Plan pour l’électricité propre (Clean Power Plan). Cette alliance bipartisane agit également comme forum pour maintenir et renforcer les programmes et plans climat existants, et pour mettre en œuvre de nouveaux programmes visant à réduire les émissions de CO2 de tous les secteurs. Aujourd’hui, l’Alliance compte 25 Gouverneurs d’Etats fédérés américains [sur 50 Etats en tout, soit la moitié des Etats]. Voir les principes de base de l’Alliance.

 

Source de ces informations : 9e bulletin quotidien de l’Institut International du Développement Durable (IISD) qui revient en détail sur la journée du 5 déc. 2019.

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