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11e réunion du Dialogue de Petersberg sur le Climat

  • Réf. : 2020_04_b12
  • Publié le: 29 avril 2020
  • Date de mise à jour: 30 avril 2020
  • International

La 11e réunion du Dialogue dit de Petersberg sur le Climat (Petersberg Climate Dialogue ou PCD) a eu lieu les 27-28 avril 2020 par visio-conférence, Covid-19 oblige, sous la co-Présidence de l’Allemagne et du Royaume-Uni (pays hôte de la COP-26, initialement prévue du 9 au 20 novembre 2020, mais reportée à une date ultérieure, non encore fixée, en 2021 (lire notre article sur le sujet).

 

Qu’est ce que le Dialogue de Petersberg sur le Climat ?

Étape clé sur l’agenda climat international annuel, ce forum de discussion informel, complémentaire au processus de la CCNUCC, avait été lancé à l’initiative de la chancelière allemande, Angela Merkel, suite à l’échec de la COP-15 (Copenhague, 2009). Jusque-là, les réunions se sont toujours tenues à Berlin.

 

La 11e réunion a rassemblé des Ministres d’une trentaine d’États représentant les divers groupes de négociation dans le cadre de la Convention Climat (CCNUCC). Par ailleurs, au cours d’un segment de haut niveau, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le Secrétaire-Général de l’ONU, Antonio Guterres, ont chacun prononcé un discours (écouter celui d’Angela Merkel et celui d’Antonio Guterres [les deux en anglais]).

Cette année, particulière en raison de la crise sanitaire internationale, les débats de ce dialogue se sont focalisés sur la relance économique post-Covid-19, ainsi que sur la question de savoir comment les États peuvent mettre en œuvre des actions climat ambitieuses malgré le report de la COP-26. Les participants du PCD ont clairement indiqué leur objectif de mettre en œuvre une relance “verte” qui prenne en compte, voire renforcent les politiques climat et qui permette la création de nouveaux emplois, tout en rendant les Etats plus résilients au changement climatique. Par ailleurs, les participants ont abordé le défi de l’avancement des négociations climat internationales dans le cadre de la CCNUCC en dépit des restrictions mises en place pour endiguer la propagation de la pandémie du Covid-19. Selon l’ambassadrice pour le climat de la France, Brigitte Collet (lire notre article sur sa nomination), ces échanges ont été “constructifs“. C’est lors de cette 11e réunion du PCD que le Japon a annoncé qu’il allait soumettre une contribution nationale renforcée avant la COP-26 (lire notre brève sur le sujet).

Enfin, cette année, pour la première fois, le PCD a organisé des échanges avec les acteurs non étatiques (dont des représentants d’entreprises du secteur privé, de fédérations professionnelles, d’ONG, de la communauté scientifique, des régions et des villes). En effet, le rôle des acteurs non-étatiques dans l’action climat est reconnu par la CCNUCC depuis la COP-19 (Varsovie, 2013 (cf. décision 1/CP.19lire la section sur ce sujet dans notre dossier de fond p.16) et par l’Accord de Paris (cf. préambule).

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